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Quimperlé

Arbres remarquables. Un patrimoine à part entière

9 novembre 2009

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On protège bien les monuments mais pas les arbres remarquables. Bretagne Vivante entend réparer l'anomalie. Et y travaille avec la Ville de Quimperlé.

«Auprès de mon arbre, je vivais heureux», chantait Brassens. Ces êtres vivants sont souvent négligés, tout au moins méconnus. Et de là, parfois, coupés. Dix minutes de destruction après des siècles, pour certains, de pousse.

Un chêne de 500 ans?

Alors que les départements voisins ont déjà leur livre consacré aux arbres remarquables, ce n'est pas encore le cas du Finistère. Mais Bretagne Vivante, la Maison de la consommation et de l'environnement (à Rennes) et le conseil général y travaillent. «Un arbre remarquable procure une émotion. Pour certains, il l'est par la taille, pour d'autres par la beauté ou bien la rareté. Chacun a sa propre définition», selon Daniel-Yves Alexandre, de Guiscriff. Hier matin, avec ses amis quimperlois de Bretagne Vivante, Jean-Yves Hervet, Michel et Jeannette LeGall, il a montré à Ghislaine Pérennou, du service urbanisme de la Ville, les spécimens qu'il serait bon de protéger (lire ci-dessous). Treize marronniers place Jean-Jaurès, trois pins de Monterrey, des cyprès et un if tricentenaire à la mairie, le frêne du presbytère, un chêne pédonculé qui a peut-être un demi-millénaire et d'autres arbres chez des particuliers aux Gorrêts... Voilà un aperçu de l'inventaire.

Un seul hêtre vous manque...

Rue du Beaubois, chez un particulier, on en compte sept. Dont un araucaria de 150 ans visible de la mairie. «Une espèce qu'on appelle le désespoir des singes», souriait Daniel-Yves Alexandre. Y en aurait-il à Quimperlé? Juste derrière, faisait-il remarquer: «Le hêtre roux cesse d'être rouge à l'automne. Pourquoi? Je ne sais pas», avouait l'érudit. Peut-être parce que cet arbre est daltonien? Un seul hêtre vous manque et tout est dépeuplé. C'est le constat botanico-lamartinien que les amoureux des arbres entendent éviter aux habitants de certaines maisons quimperloises.

  • David Cormier
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