1 février 2012
«Je suis originaire du Passage. Mais j'y réside, depuis quatre ans, après avoir vécu en région parisienne. Les familles ont investi le quartier où vivait une population d'ouvriers, à l'époque des usines. Aujourd'hui, c'est un petit coin de paradis. Tous les jours, j'entends les bateaux entrer et sortir du port. C'est un univers en perpétuel mouvement. Adhérente de l'Amicale marine du Passage, je profite vraiment de cet environnement exceptionnel». «Je regrette beaucoup Le Passage des années 70 et 80. Il y avait des grands-mères et des coiffes. C'était typique. Les maisons ont été vendues. Des familles se sont installées. C'est bien mais du coup, les voitures sont nettement plus nombreuses. Surtout entre le 14juillet et le 15août où s'ajoutent celles des touristes et des personnes qui travaillent dans le centre-ville. Ceci étant, le quartier est toujours aussi agréable. La promenade du bord de mer est formidable». «Le quartier s'est modernisé. Les chantiers navals ont disparu. Les petits immeubles ont remplacé les conserveries. Les habitants du Passage prennent beaucoup le bac. C'est un mode de transport très apprécié des personnes âgées notamment qui peuvent ainsi faire leurs courses en centre-ville. Les collégiens et lycéens de Saint-Joseph sont, eux aussi, des usagers réguliers. Les habitués du bac passent toujours à la même heure. Pour un peu, on n'aurait pas besoin de montre». «Résidant depuis 31 ans dans la rue Mauduit-Duplessis, j'ai assisté à l'évolution du quartier. Quand je m'y suis établie, il y avait de nombreux commerces et cafés. Ils ont fermé au fil des années. Certaines maisons d'ouvriers sont devenues des résidences secondaires. C'est un peu dommage. Des familles se sont installées aussi. Elles ont donné un regain de dynamisme au Passage, où il règne une excellente ambiance. C'est un quartier typique qui s'est rajeuni et embelli».

27 mai 2012

27 mai 2012