Politique. « Quel avenir pour CC ? » cherche sa place
Comment soutenir l'équipe Fidelin tout en restant indépendant ? Lors de son assemblée générale, mardi soir, l'association « Quel avenir pour Concarneau ? » a cherché à préciser sa fonction.« Un poil à gratter constructif » ? « Une boîte à idées dotée d'un regard critique » ? « La passerelle entre les interrogations des Concarnois et les réponses des élus » ? Réunie mardi soir, à l'Abri du marin, en assemblée générale, l'association « Quel avenir pour Concarneau ? » s'est penché sur la définition de son nouveau rôle.
« Ne pas être mis
devant le fait accompli »
Acteur historique de la constitution de l'actuelle majorité, elle se retrouve aujourd'hui quelque peu coincée entre les élus de l'équipe Fidelin et les nouveaux conseils de quartier, entre l'action et la proposition. « Nous sommes à l'origine d'un changement politique majeur : il s'agit de ne pas nous écarter du jeu », lance Gérard Sciberras, premier vice-président, pour qui l'association « a un rôle de conseil et d'organisation d'un large débat dans la ville ».
Patrig Morvezen, secrétaire, résume quant à lui une demande des adhérents : « Être consultés au préalable sur les décisions qui comptent pour ne jamais être mis devant le fait accompli ». Il insiste aussi sur le lien nécessaire avec la population : « La municipalité compte peu de Concarnois de souche, nous pouvons beaucoup lui apporter grâce à nos réseaux et notre connaissance du terrain. »
Bienveillant mais vigilant
Les élus présents mardi, tels François Besombes, Blandine Balouin ou Bruno Quillivic, en conviennent : « L'un de nos objectifs majeurs est d'être proche de la population, il est pertinent d'avoir des gens comme vous à nos côtés, d'autant que nous ne devons pas oublier les gens qui nous ont élus », indique l'adjointe à la scolarité, qui attend de l'association « des propositions et, quand il le faut, un regard critique ».
Pour ce dernier, il faudra sans doute attendre : le bilan des huit premiers mois de la majorité est jugé « largement satisfaisant » par les adhérents.
« Mais attention, prévient Gérard Sciberras, il ne faut jamais oublier que cette municipalité n'avait pas la majorité absolue ». Ne pas perdre de vue non plus, selon lui, que « le temps passant, les réactions pourraient devenir moins favorables si les objectifs ne sont pas réellement poursuivis, si les questions financières ou touchant à la place des associations ne sont pas bien négociées ».
Si l'oeil est bienveillant, il semble aussi être vigilant.