11 mai 2009
Le Cac a accueilli ce week-end le congrès régional de philatélie, doublé du championnat de Bretagne. Deux journées très riches, organisées de main de maître par l'amicale concarnoise.
«Philatélistophiles». Tant le député Gilbert Le Bris que le maire André Fidelin ont utilisé ce néologisme lors de l'inauguration du 55e congrès philatélique de Bretagne, ce week-end au Cac. Les élus voulaient par là témoigner de leurrespect pour les nombreux philatélistes réunis, notamment ceux de l'amicale concarnoise, organisatrice de l'événement. Le «maître-étalon des associations locales», comme l'a défini Gilbert Le Bris, avait fait les choses en grandpour accueillir les congressistes, représentant pas moins de 32amicales, et les participants auchampionnat de Bretagne, toujours organisé en parallèle.
Une grande variété
Pour cette compétition, les 42collections exposées ont permis de montrer au public la variété du travail de philatéliste. C'est qu'il existe plusieurs catégories, entre la philatélie traditionnelle et l'histoire postale, la philatélie thématique (Mozart, Jeux Olympiques, poissons...) ou la classe ouverte, qui permet d'enrichir ses collections de nombreuses pièces autres que philatéliques. «Il faut savoir que nous sommes devant des personnes qui passent des milliers d'heure à rechercher des documents, explique Robert Cloix, président du jury d'une dizaine de personnes. Nous sommes parfois un peu durs dans notre regard, on voit alors certaines collections recommencées quatre à cinq fois». Des premières marques linéaires présentes sur les courriers jusqu'au timbre numérique, en passant par le 20 centimes noir de 1849, le public du Cac a pu constater les remarquables évolutions du genre. «Certains verront le timbre comme une simple taxe prépayée, permettant d'envoyer du courrier d'un point A à un point B: or, c'est bien autre chose, chaque émetteur d'un timbre cherchant à parler de lui, à raconter quelque chose», explique Pierre Vincent, président de l'amicale «L'Ancre», à Nantes. Qui pense que le timbre numérique (que l'on imprime chez soi) a toute sa place lors de ces congrès: «Passer à côté, ce serait se couper de la société, alors que la philatélie a toujours été un reflet du monde contemporain».
La relève espérée
Les visiteurs, ont aussi pu faire l'acquisition du timbre «Ville Close», émis spécialement par l'amicale concarnoise et servant à affranchir deux souvenirs philatéliques: une enveloppe et une carte illustrées par une aquarelle du peintre concarnois Philippe Billochon. L'opération a été un beau succès. Le bureau de poste provisoire, proposant d'oblitérer le courrier avec un cachet conçu pour l'événement, a également connu une belle fréquentation. «Ce week-end montre, je pense, la vitalité de notre passion», indique encore Pierre Vincent. Un élan nécessaire, car comme le note Robert Cloix: «Le besoin de relève se fait grandement sentir, les jeunes qui ont des timbres dans leur boîte à chaussures doivent nous rejoindre». Avant de citer l'amicale de Concarneau, «un exemple de dynamisme».
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