4 février 2012
Image contrastée. Le secteur de Lochrist-Pennanguer offre une image très contrastée. Au centre, une rue fréquentée quotidiennement par de très nombreux véhicules et le long de laquelle se concentrent plusieurs entreprises. De part et d'autre, des chemins à l'environnement beaucoup plus calme, bordés de propriétés aux jardins soignés. «C'est une route qu'empruntent beaucoup de gens qui vont travailler à Quimper mais ils s'arrêtent rarement», commente MmeMorvezen, de Ty Guerné, biscuiterie artisanale située en bordure de la route. L'établissement a succédé à une boulangerie traditionnelle, la dernière de ce quartier. Comme partout, boulangeries-épiceries et antiques bistrots ont baissé leurs rideaux pour toujours. Des habitations prisées. À Pennanguer, ces anciens commerces ont été rénovés pour devenir des habitations, types de logements prisés des familles. «Côté immobilier, le quartier est recherché», confirme MmeMorvezen avant d'évoquer le projet, aujourd'hui abandonné, du groupe European Homes. Sur les 118maisons annoncées sur ces terrains, seule une vingtaine devrait sortir de terre, à l'initiative de l'Opac cette fois. Un programme immobilier qui devrait contribuer plus encore au rajeunissement de ce quartier, ininterrompu depuis plusieurs années. Plus jeune mais plus le même esprit. Même constat de rajeunissement de la part de Jean Goyec, fondateur, en 1977, du camping de Lochrist. Seul regret de celui qui fait aujourd'hui partie des «mémoires» du quartier: le changement d'état d'esprit. «Avant, Lochrist c'était quatre à cinq maisons autour de l'église, tout le monde se connaissait, s'entraidait, maintenant il y a davantage de mondemais c'est devenu individualiste, enfin ce n'est pas propre à Lochrist, c'est pareil partout». Jean Goyec est volontiers nostalgique en évoquant un esprit de village qui profitait au comité des fêtes, une association aujourd'hui à bout de souffle. «Avant, le jour du pardon, on organisait beaucoup plus d'animations, les gens venaient nombreux et de partout, désormais on se contente d'une messe et d'une petite buvette». Même si elle n'est plus le cadre des grandes fêtes d'antan, cette chapelle reste la fierté des gens du quartier. Il y a encore trois ans, l'office y était célébré tous les samedis. Commerces: pas si mal. Pour autant, le patron du camping ne voit pas tout d'un oeil pessimiste. Certes, les deux bars situés au carrefour de Croas-Amandy ont disparu, mais il considère que l'offre commerciale est satisfaisante. «On a tout à 800m avec la zone de Keramporiel, à la rigueur il faudrait juste y rajouter une boucherie traditionnelle et un distributeur de billets». Bus: peut mieux faire. Il n'y a guère que sur le réseau Busco et sur la voirie que Jean Goyec a tendance à tiquer. «Là je ne suis pas content, on a une population dense qui mériterait de bénéficier d'un service de bus plus étoffé sur Pennanguer et Croas Amandy. Quant aux routes, il serait grand temps de limiter la vitesse ou alors de les élargir car sur certains chemins, deux voitures ne peuvent pas se croiser».

27 mai 2012

27 mai 2012