8 novembre 2009
Présent au Salon de la maquette et du modélisme, André Gandon y expose sa collection de chapelles. Ce Morbihannais ne jure que par le carton, principal matériau utilisé pour ses créations.
Quelques clochers au milieu d'une forêt de mats. Dans la grande salle de spectacles envahie par les maquettes de bateaux, le stand d'André et Chantal Gandon détonne. Sur la table, une trentaine de reproductions. Surtout des édifices religieux. Des maquettes au 1/100e, toutes réalisées en carton.
Du carton d'encadrement
«C'est du carton d'encadrement», explique André Gandon à un visiteur intrigué par cet alignement. Ce retraité construit des maquettes de chapelles depuis 2005. Il a commencé par celle de Saint-Philibert, commune du Morbihan où le couple réside. «Je privilégie celles qui ont un peu d'originalité», explique le maquettiste qui choisit ses modèles au gré de ses pérégrinations. Lui et son épouse ont constitué des itinéraires pour dénicher les édifices isolés, voire abandonnés. Sur place, le couple se documente auprès des offices de tourisme, photographie les bâtiments sous toutes leurs coutures et, surtout, prend des mesures. «Je ne quitte jamais ma ficelle d'arpenteur», sourit André. Les voyages en dehors de la Bretagne sont aussi l'occasion de trouver d'autres modèles. Au salon concarnois, le passionné expose une surprenante reproduction de l'église mauricienne de Cap-Malheureux, dont le toit rouge vif attire l'oeil.
Entre 30 et 40heures de travail
En moyenne, André Gandon consacre entre 30 et 40heures à la réalisation de ses maquettes. Une fois les données techniques enregistrées, il s'attaque aux plans, «sur du papier quadrillé, tout simplement», puis à la conception. Carton, papier bristol et cure-dents - pour imiter les tuiles - sont les seuls matériaux dont il a besoin. «Ça ne nécessite pas un grand investissement». Côté outillage, pas de complication non plus. Un plan de travail, de quoi découper et un petit outil électrique pour ajuster certaines pièces. «La principale difficulté réside dans le choix de la colle, une prise trop rapide et les ajustements deviennent délicats à faire».
«Pour mon plaisir et celui des gens»
En quatre ans, le retraité a ainsi réalisé plusieurs dizaines de maquettes. Toutes n'ont pas vocation à être exposées lors de salons. «Celle du Faouët est en bonne place là-bas, dans la chapelle», annonce-t-il en présentant des photos. André Gandon reste modeste sur son travail. Pas vraiment de fierté mais plutôt une grande satisfaction à échanger avec les visiteurs. «Bien sûr que c'est une passion, mais je fais ça quand j'ai du temps. C'est d'abord pour mon plaisir et celui des gens qui s'intéressent à mes maquettes».
Le salon continue Le septième Salon du modélisme et de la maquette se poursuit aujourd'hui, de 10h à 18h, au Centre des arts et de la culture. Une cinquantaine d'exposants y participent. Entrée: 3 EUR, gratuit jusqu'à 12 ans.
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