15 octobre 2009
Son premier film sera projeté le 20octobre au Centre des arts. Dans «La vie de château», qu'elle a réalisé, Olga F.Petrov retrace une partie de l'histoire de Keriolet. Son château.
Olga F.Petrov est incollable sur l'histoire de Keriolet, ce manoir du XIXesiècle, dont les origines remontent au XVesiècle, passé entre les mains de nombreux propriétaires. «La première fois que je l'ai vu, c'était en 1945, j'avais cinq ans. Ensuite, à chaque fois que je venais en vacances chez mon oncle, au Passage, nous allions le visiter avec ma famille. C'était devenu mon château», commente-t-elle.
Fascinée par la princesse Zénaïde Youssopov
La réalisatrice se passionne plus particulièrement pour la période au cours de laquelle Keriolet était propriété de Zénaïde Youssopov. Peu de détails de la vie de cette princesse impériale de Russie lui sont inconnus. C'est peu après son installation définitive à Concarneau, il y a quatre ans, qu'Olga F.Petrov retrouve «son» château. Depuis 1987, le site appartient à Christophe Lévêque qui y a entrepris d'énormes travaux de restauration. Un pan de plus à ajouter à l'histoire chargée de cet édifice. Ce qui lui donne l'idée d'en faire un film, son premier. «J'ai choisi de mettre en scène deux enfants qui rencontrent les fantômes de la princesse et de son deuxième mari, le comte de Chauveau. Tous deux s'engueulent. Si vous voulez savoir pourquoi, venez voir le film».
Un premier tournage pas si simple
Aujourd'hui «La vie de château» est prêt à être montré au grand public. Ouf de soulagement de la réalisatrice qui confesse que l'entreprise entamée en mai2008 n'a pas été simple. «Déjà on arrive à un total de 36minutes, dix de plus que prévu. Du coup, je ne sais plus si c'est un court ou un moyen-métrage», commente-t-elle tout en saluant le travail de l'équipe technique qu'elle a dirigée. «Les dernières prises ont été rocambolesques, faute de visa en raison d'un passeport perdu, mon chef opérateur n'a pas pu m'accompagner à Saint-Pétersbourg, il a fallu que je prenne des tas de photos qu'on a ensuite calées au montage», explique Olga F.Petrov qui rit aujourd'hui de toutes ces péripéties.
Un deuxième film en préparation
Cette première expérience l'a motivée, au point qu'elle travaille déjà sur un second film. «J'en suis à la onzième séquence», lâche-t-elle avant de dévoiler le scénario. «C'est l'histoire d'un metteur en scène un peu déjanté qui veut diriger des tas de films en même temps. J'imagine tourner ça dans une usine désaffectée qui serait transformée en un immense studio de cinéma». L'équipe sera la même que pour «La vie de château». La technique par contre ne sera identique. «On va tourner en HD, la pellicule c'était bien pour le premier car ça donne de la rigueur, mais ça coûte beaucoup trop cher», conclut-elle.
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