Affaire Strauss-Kahn. Le regard de l'anthropologue Jeanne Bisilliat
Alors que l'affaire de Dominique Strauss-Kahn franchit une étape décivise, la néo-Concarnoise Jeanne Bisilliat donne sa vision d'anthropologue et de féministe sur cette affaire. Un regard sévère sur la misogynie des hommes, comme sur le silence des féministes.
Comment analysez-vous les propos de chacun?
Le débat public sur l'affaire DSK est intéressant, car il révèle la place que l'on donne à la victime présumée, à la femme d'une manière générale. Parmi tant de petites phrases entendues dans les médias, on peut retenir: "il n'y a pas mort d'homme", "troussage de domestique" ou encore "innocence virile". Ce ne sont pas des mots jetés en l'air. Cela relève de la vulgate de la misogynie. Les hommes ont des besoins sexuels bien connus. Alors, ils suivent cette histoire d'un oeil bienveillant, presque amusé. Ils parlent entre eux. C'est l'effet salon: on boit le café et on fume le cigare. Il n'y a pratiquement pas eu de voix scandalisées. On croyait le droit de cuissage complètement enterré. Mais non ! La femme reste un objet sexuel. La victime présumée est trois fois rien, parce qu'elle est une femme, une bonne et une noire.
Les médias ont-ils bien joué leur rôle ?
Dans les médias, on ne parle que de Dominique Strauss-Kahn. Jamais de la femme guinéenne ou alors seulement quand on y est obligé. Mais c'est normal, puisqu'il n'y a qu'une seule victime: DSK. Les Français ont découvert le système judiciaire américain. Un système juste, égalitaire mais violent pour eux... Cela a choqué parce, bien qu'homme de pouvoir, l'ancien patron du FMI a été traité comme tout le monde. Et puis, Dominique Strauss-Kahn n'a pas pu agresser la femme de chambre. Il a du pouvoir et est marié à une femme belle et riche. Il y a forcément complot. D'où le non-discours des hommes politiques et de certains journalistes parisiens. Ils se sont mis dans une position où il n'y a qu'une seule victime. Ils sont dans une contradiction infernale. Mais ce qui est incroyable, c'est que les femmes acceptent cela. On n'entend de leur part qu'un silence assourdissant.
Justement, comment expliquer le silence de la plupart des féministes ?
Et pourtant, elles auraient pu tempêter un peu plus. Elles auraient pu s'exprimer dans les grands médias nationaux. En cela, la France est un pays particulier. Le féminisme y est timide, timoré. C'est une exception française qui traduit un retard dequarante ans. Dans les pays anglo-saxons, le mépris pour les femmes est beaucoup moins fort, même si le machisme est toujours présent. À l'origine de cette timidité, sans doute le goût pour le roman courtois: chez nous, les hommes aiment tellement les femmes. Même si, dans la vie publique, ils leur refusent tout. Alors, évidemment, il y a le viol... Un viol présumé dans l'affaire qui nous préoccupe. C'est un peu embêtant. Mais je ne suis pas certaine que, pour la gent masculine, le viol soit réellement un crime.
Le féminisme français n'a-t-il pas été un peu écorné ?
Les féministes ne pourront tirer aucun orgueil de leur silence. Je pense qu'elles n'ont rien dit pour ne pas se mettre à dos les politiques. En réalité, c'est une gifle terrible qu'elles se portent à elles-mêmes, une condamnation qu'elles s'affligent. Cette histoire est désolante. À mon sens, elle traduit l'état de la pensée collective française.
- Propos recueillis par Isabelle Calvez
24 réactions
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cordonbleu
un boycott candide
Oui, d'une certaine manière, les médias français ont boycotté la parole des femmes ! Les commentateurs de l'affaire DSK, invités sur les plateaux TV ou interviewés par la PQR et les grands journaux nationaux, furent et sont toujours majoritairement des hommes. Un boycott quelque peu ingénu, candide et surtout machiste, mais pas de censure... Reste que, aux premières heures de l'affaire, les féministes auraient pu prendre leur téléphone et demander à être entendues. Où sont passées les grandes intellectuelles spécialistes du « genre », les politiques, les écrivaines comme Elisabeth Badinter ? En fait, c'est son mari qui a pris la parole. Et quelle parole !... Des voix connues se sont fait entendre, quand même, pour défendre la cause des femmes et s'insurger contre les petites phrases d'une misogynie épouvantable : Gisèle Halimi, Clémentine Autain et même la patronne des Patrons, Laurence Parisot. Finalement, les grandes gagnantes de cette triste histoire médiatisée, ce sont les féministes de base, les bénévoles de terrain de moins en moins nombreuses et de plus en plus fatiguées, les associations qui défendent jour après jour les droits des femmes. Ce sont elles qui ont manifesté à Paris et qui parlent aujourd'hui à bon escient. Les grandes théories intellectuelles, c'est terminé ! Car les théoriciennes françaises ne sont plus crédibles.
Ajouté le 8 juin 2011 à 22h45
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MartinDufresne
Et il y en a eu beaucoup d'autres...
On trouvera d'autres réactions de féministes qui les ont publi.es ou ont tenté de le faire dès les premiers jours suivant l'agression, à l'autre rubrique suivante du portail québécois Sisyphe: http://sisyphe.org/spip.php?rubrique154 . Notons les signatures des féministes, organisations et auteures Christine LeDoaré, Micheline Carrier, Caroline Fourest, Mona Chollet (dans Le Monde diplomatique), Osez le féminisme, Sabine Aussenac, Liliane Blanc, Maudy Piot, Denise Bombardier, Béatrice Gamba et Agnès Guérin-Battesti (Mix-Cité), Paroles de femmes, Emmanuelle Piet, Michèle Dayras, Catherine Albertini, Isabelle Germain, le Collectif La Barbe... vraiment, Mme Bisilliat se trompe de cible en s'en prenant aux féministes dans cette affaire...
Ajouté le 8 juin 2011 à 02h34
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MartinDufresne
Silencieuses?... ou censurées?
D'accord avec Anni..., beaucoup de féministes françaises se sont indignées à raison de l'agression de Mme Diallo et de sa revictimisation par les Lang, Khan et autres "couillosaures". Le problème est peut-être que vos grands médias boycottent systématiquement leurs voix. Faites un saut sur le site québécois SISYPHE - http://sisyphe.org/spip.php?breve1872 - et vous trouverez les propos qu'ont très tôt tenus Gisèle Halimi, le CNDF, le Lobby européen des femmes, les Chiennes de Garde et beaucoup d'autres, dont les lettres ouvertes et communiqués ont été ignorés dans l'Hexagone bien machiste...
Ajouté le 8 juin 2011 à 02h20
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golisha
A "Expat"
Bravo pour cette réponse très intéressante que vous apportez à cet article. Et je me permets de dire que je suis une femme libérée, ni pute, ni soumise, prête à défendre la cause des femmes lorsque celle-ci est justifiée, sans pour autant vouloir faire de tous les hommes des salauds de 1ère catégorie.
Ajouté le 6 juin 2011 à 14h43
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anni...
Silencieuses, les féministes ?
Je suis étonnée par cette affirmation "Les féministes sont restées silencieuses". Moi, j'en ai entendu plusieurs protester vigoureusement : Clémentine Autain, Caroline Fourest, les associations "Osez le féminisme" et "La Barbe", qui ont été à l'origine d'une pétition qui a réuni 28000 signatures, qui ont organisé une manifestation à Paris, et j'en oublie certainement beaucoup !!!
Ajouté le 6 juin 2011 à 09h43
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Gambetta
Bravo à la justice américaine
Le bon fonctionnement des institutions américaines est illustré par deux exemples.
1°- L'arrestation s'est faite dans les deux heures!
2°- La victime présumée a été effectivement protégée par la police et reste sans photo publiée, ce que la France est incapable de garantir.
Ajouté le 6 juin 2011 à 09h36
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patelle
le beau sexe
La prédominance du male ne se traduit pas que dans des viols avec agression ou non.
Regardez l'histoire,
Eve maudite, exclusion du pouvoir politique durant des siècles, droit de vote accordé que depuis 60 ans seulement et ça continue...A travail égal 20% de salaire en moins pour "le beau sexe", et lors d'un mariage la femme choisit de perdre carrément son nom (alors que rien ne l'y oblige) pour prendre le nom de son mari. Quand aux enfants, quand ils sont reconnus conjointement, c'est le nom du père qu'ils portent..
Le viol n'est que la face cachée de l'iceberg...
Ajouté le 6 juin 2011 à 09h11
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nané
M 22
je suis tout à fait d'accord avec l'analyse que fait Mme Bisilliat concernant cette affaire DSK , je suis certaine que les choses vont bouger , il est + que temps , je serais curieuse de savoir ce que pense Mme Sinclair de cette femme de chambre , pas grand chose , je suppose , mais comment fait-elle pour pour cautionner tout ça ?
Ajouté le 6 juin 2011 à 21h18
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melo87
Elle est la femme.
Il est quand même regrettable qu'on ne prenne pas en considération,l'évolution considérable des femmes dans notre société d'aujourd'hui.Tout cela pour quelques affaires sexuelles,certes absolument condamnables,mais qui ne reflètent en rien la position solide de la gente féminine dans bien des domaines.Personnellement toutes les femmes que je connais,travaillent,sont maitresses chez elle,commande et gère la maison et la famille avec autorité et compétence,et cela il faut bien le souligner aussi..A en écouter quelques uns,on dirait qu'elles sont de pauvres femmes ,sans cesse poursuivies par des satyres et a la merci de toutes sortes de violences.........!
Ajouté le 6 juin 2011 à 10h13
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Expat
Na !
:-)
Ajouté le 9 juin 2011 à 21h37
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Expat
@ Bambou
Je n'entendais pas m'étendre non plus avec vous... :-)
Ajouté le 9 juin 2011 à 13h54
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Expat
@ Bambou
Vous avez tout à fait raison: je ne souhaite pas débattre avec vous.
Ajouté le 8 juin 2011 à 23h02
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Expat
@ Bambou
Le niveau intellectuel de Mme Jeanne Bisilliat met hors de doute son attaque de la gent masculine. Cette expression la désigne toute entière. Sinon, Mme Jeanne Bisilliat aurait assorti ce générique d'une petite précaution de bon sens comme : "une part de..." ou encore "pour une part" ou encore "parfois", ou encore "dans une certaine mesure", voire "malheureusement trop souvent"... Que nenni : c'est du brut d'attaque et sans fioriture.
Ajouté le 7 juin 2011 à 20h07
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Expat
@ golisha
Je me permets de vous remercier pour la touche de féminité que vous apportez à ce fil un peu "raide"...
Ajouté le 7 juin 2011 à 01h28
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Expat
@ Bambou
Vous ne pouvez pas écrire "sans en faire une généralité" en vous référant à une phrase qui désigne la gent masculine dans son ensemble.
Je vous cite : « « Mais je ne suis pas certaine que, pour la gent masculine, le viol soit réellement un crime ». écrit Madame Bisilliat
Sans en faire une généralité, il faut bien constater que c'est bien le cas de beaucoup d'hommes en vue. »
Ajouté le 7 juin 2011 à 01h12
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Expat
à Mme Jeanne Bisilliat
Chère Madame,
Le regard que vous portez sur cette affaire est plus intéressant que bien d'autres, que vous avez parfaitement raison de dénoncer.
En revanche je me permets de m'inscrire en faux avec plusieurs de vos assertions. Le statut de la victime est toujours rappelé dans la presse en tant que "victime présumée", et l'on ne s'étend pas d'avantage sur sa personne faute d'éléments. Cette attitude protège la tranquillité qu'elle réclame, avec ses avocats et l'accusation (pour ne pas la fragiliser dans le cadre du procès).
Ensuite, si la passivité des femmes est en effet aussi surprenante qu'inquiétante, les dérapages d'une presse compromise par la politique ne sauraient nous donner une image "fidèle" de l'opinion masculine dans son ensemble. Si les femmes sont silencieuses, les hommes sont avant tout gênés par cette affaire. Comme écrirait Audiard : « ça fait désordre ».
Ce qui me gêne plus encore, votre texte comporte un certain nombre d'affirmations qui ne peuvent se réclamer de votre métier d'anthropologue. L'une d'entre elles est particulièrement choquante : « Les hommes ont des besoins sexuels bien connus ». Vous utilisez précisément un procédé que vous condamnez par ailleurs : une affirmation chargée de sous-entendu, aux vertus scientifiques douteuses, qui vise à influencer l'opinion plus qu'à établir aucune vérité. Je ne sais si vous vous en êtes rendu compte, Madame, s'il vous arrive de sortir dans les endroits où se manifeste le désir. En ces endroits, l'on peut constater que beaucoup de femmes ont, légalement, des "besoins".
L'on peut face à votre discours qui se réclame à la fois de l'anthropologie et du féminisme, se poser des questions ! La féministe a-t-elle complètement intégré la libération des moeurs ? Ou l'Anthropologue a-t-elle intégré la relation entre les hommes et les femmes, qui les définit tous deux fondamentalement ? Oui, l'on est en droit de se poser ces questions, quand vous enchérissez : « Mais je ne suis pas certaine que, pour la gent masculine, le viol soit réellement un crime ». En dépit du ton péremptoir de votre discours, vous n'êtes sûre finalement, que de vos propres préjugés, très défavorables envers les hommes.
Ajouté le 6 juin 2011 à 10h29
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Bambou
@ Madame Bissilliat
Il est évident que votre détracteur est un malotru.
Ajouté le 9 juin 2011 à 14h46
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Bambou
@expat
Où donc voyiez-vous mon souhait de débattre avec vous ? Pour la deuxième fois, ou vous lisez mal, ou vous déformez intentionnellement mes propos. Compte tenu de votre propension de prêter aux autres des intentions qu'ils n'ont pas, il n'est pas intéressant du tout de discuter avec vous. Je comprends que Madame Bissilliat ne se prêtera pas à ce vilain jeu. Régler ses comptes perso via un forum... je pense qu'elle doit avoir bien mieux à faire.
Ajouté le 9 juin 2011 à 10h16
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Bambou
"couillosaures".
en voilà un adjectif qui convient bien à un certain nombre de nos élites, toutes couleurs politiques confondues, avec un bémol pour les verts.
Ajouté le 8 juin 2011 à 18h10
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Bambou
@ MartinDufresne
Merci pour les liens.
Ok pour dire qu'elles sont boycottées, cela me chagrinait vraiment de ne pas les entendre. Je crois d'autant plus à la censure que cela m'arrive régulièrement d'avoir à m'en plaindre, alors que mes propos, bien dans la ligne des conditions requises et n'engageant que ma personne, passent à la trappe. La liberté d'expression n'est pas acquise pour tous, et apparemment encore moins pour les femmes, dès lors qu'elles dénoncent le machisme. Facile à comprendre finalement, quand on sait que ce sont les hommes qui tiennent les rênes du pouvoir et qu'ils ne sont pas prêts à accepter la parité.
@ Expat
Pour être aussi affirmatif vous connaissez probablement Madame Bisilliat personnellement. Dans ce cas je souhaiterais qu'elle puisse vous répondre.
Ajouté le 8 juin 2011 à 17h58
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Bambou
@ expat
Nulle part dans le texte de Madame Bisillat je n'ai lu qu'elle implique la gent masculine "dans son ensemble». Il m'étonnerait fort qu'elle ait voulu mettre tous les hommes "dans le même panier".
Vous jouez sur les mots.
Le mot "gent" signifie "ensemble des individus possédants des caractéristiques communes". Mais de quelles caractéristiques parle-t-elle exactement ? Moi j'ai compris qu'elle désignait surtout un état d'esprit masculin toujours prédominant dans la société française, et surtout parmi les hommes en situation de « pouvoir ».
Ajouté le 7 juin 2011 à 13h27
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Bambou
@ expat
Nulle part dans le texte de Madame Bisillat je n'ai lu qu'elle implique la gent masculine "dans son ensemble». Il m'étonnerait fort qu'elle ait voulu mettre tous les hommes "dans le même panier".
Vous jouez sur les mots.
Le mot "gent" signifie "ensemble des individus possédants des caractéristiques communes". Mais de quelles caractéristiques parle-t-elle exactement ? Moi j'ai compris qu'elle désignait surtout un état d'esprit masculin toujours prédominant dans la société française, et surtout parmi les hommes en situation de « pouvoir ».
Ajouté le 7 juin 2011 à 12h13
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Bambou
Merci Madame Bisilliat
« Mais je ne suis pas certaine que, pour la gent masculine, le viol soit réellement un crime ». écrit Madame Bisilliat
Sans en faire une généralité, il faut bien constater que c'est bien le cas de beaucoup d'hommes en vue. Comme par exemple, ce me semble être le cas du patron du Télégramme qui dans ses « points de vue » ose rapprocher le comportement d'un homme qui cède à « ses pulsions limites », au comportement d'un « gros nounours ». C'est encore le cas de ces Messieurs qui portent beau et se veulent donneurs de leçon car après tout « il n'y a pas mort d'homme », et puis « ce n'est qu'une banale histoire de troussage de bonne »...
Oui il y a bien quelques féministes et associations féministes à s'être indignées de ces propos (comme il y a aussi quelques hommes à s'en être scandalisé). Mais où donc sont les grandes intellectuelles, journalistes, écrivaines, politiques... ? Vous les avez entendues s'insurger ? Hontes à elles qui laissent à penser qu'elles sont toutes autant misogynes que leurs compagnons de classes sociales, bien à l'abri de par leur notoriété et de leur portefeuille.
Merci Madame Bisilliat d'avoir oser dire votre pensée, et vous exposer ainsi à la critique.
Ajouté le 6 juin 2011 à 17h58
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Bambou
Bien vu Madame Bisilliat
Je m'étonne encore du peu d'indignation de la gente féminine à propos des « Points de vue » d'Hubert Coudurier, patron du Télégramme.
Notamment celui du 18 mai intitulé « Un changement d'époque » où il écrit ceci :
- « ...N'est pas un monstre celui qui cède à ses pulsions hors limites, ... tout juste un gros nounours.... Ce qui est qualifié de crime aux USA n'est que légèreté chez nous... »
Et son commentaire du 19 mai titré « Le déni de réalité » où il rajoute ceci :
- « ...Le seul tord de DSK...celui de se faire prendre, celui de penser qu'il jouissait de l'impunité d'un chef d'État... JFK l'a fait, ne s'est pas fait prendre, et pourtant a été un bon président... »
!!!
Ajouté le 6 juin 2011 à 06h46
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