10 octobre 2009
Jugé hier en comparution immédiate, un Concarnois de 37ans s'est vu infliger quatre mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Quimper pour des faits d'outrage, de rébellion et de violences à agents de la force publique.
Mardi soir, un peu avant 20h, des policiers concarnois interviennent à la suite de l'appel de riverains qui s'inquiètent de l'état d'un jeune homme, profondément «endormi» sur un banc à proximité du quai. Visiblement en état d'ébriété, l'homme apprécie peu d'être dérangé et, qui plus est, par des agents de la force publique. Quand ces derniers veulent l'emmener en cellule de dégrisement, il oppose une vive résistance et les choses se corsent aux services des urgences de Quimper.
Coups et insultes pleuvent
Les insultes pleuvent à l'encontre des policiers. L'un d'entre eux, pris à partie, reçoit un violent coup de pied au genou et deux de ses collègues qui s'interposent sont aussi victimes de coups de pied. Vu son état d'excitation, la médecin urgentiste refuse même de l'examiner. Le prévenu, calme et posé à la barre, reconnaît les faits mais ne se souvient de rien. Ancien chauffeur routier, ayant perdu son emploi en 2007 à la suite d'une première incarcération, il avait entrepris ce jour-là des démarches auprès d'agences d'intérim quimpéroises. Mais avant de reprendre son bus pour Concarneau vers 18h, il avait fait le tour des bars du quartier de la gare. Dix à quinze bières selon lui, beaucoup plus au regard de l'évaluation de son taux d'alcoolémie estimé à 3,20g vers 20h.
«Dès qu'il voit du bleu, il voit rouge»
«Vous vous définissez comme un buveur occasionnel pas comme quelqu'un de dépendant. Vous pouvez vous arrêter de boire pendant des jours, voire des semaines. La difficulté, c'est que quand vous commencez vous ne pouvez plus vous arrêter. No limit?», s'interroge la présidente, MmeRossignol. D'autant que Dominique Masson avait entamé des démarches auprès de son médecin pour régler ce problème d'alcool et venait de rencontrer la juge d'application des peines pour aménager une peine ferme.
«Dès qu'il voit du bleu, il voit rouge immédiatement. Manifestement, il a un problème avec l'autorité. C'est la 3e fois qu'il comparait pour des faits d'outrages et de rébellion», a fait valoir le procureur M.Lemoine qui a requis à son encontre deux ans de prison dont douze mois avec sursis et mise à l'épreuve avec obligation de soin ainsi que son maintien en détention. «On n'est pas dans la même hypothèse que s'il s'en était prisaux forces de l'ordre de son propre chef. Ce n'est que parce qu'il a été réveillé par eux qu'il a eu cette réaction», a plaidé son avocate, Me Sophie Melou qui a demandé que ne soit pas fait application de la peine plancher. Elle a été suivie par le tribunalqui a condamné le prévenu à douze mois de prison dont huit avec sursis avec mise à l'épreuvependant deux ans et ordonné son maintien en détention. Il devra par ailleurs verser 200EUR de dommages et intérêts au policier.
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