29 juillet 2009
Le cirque Pinder est en tournée toute l'année. Il ne s'arrête qu'une quinzaine de jours en janvier. L'hiver, durant deux mois, il séjourne à Paris sur la pelouse de Reuilly (12e arrondissement) où il donne quatre représentations par jour.
C'est en 1853, en Angleterre, que William Pinder érige son premier chapiteau à Hartlepool. Le cirque prend pour nom «Le Britannia». C'est en 1904, qu'il vient s'installer définitivement en France et prend le nom de «Cirque Pinder frères». Il a été racheté en 1971 par Jean Richard qui lui a accolé son nom. Depuis 26ans, il est désormais dirigé par Gilbert Edelstein, secondé par son épouse et ses deux enfants. Sophie assure la direction artistique et son frère, Frédéric, est l'un des plus grands
dresseurs de fauves au monde
.
De nouveaux numéros tous les ans
La vie du cirque Pinder est sur les routes. C'est un long convoi de 40 véhicules qui sillonne la France. Il ne passe pas inaperçu puisqu'il s'étire sur plus de quatrekilomètres. L'été, il fait étape dans les villes littorales où il ne reste qu'une journée. Le chapiteau est démonté le soir après la deuxième représentation. Parfois, dans les villes plus importantes, il peut prolonger son séjour d'une journée. Hors saison, il installe son chapiteau dans les grandes villes et y reste quelques jours. De novembre à janvier, il stationne à Paris à l'emplacement de la Foire du Trône. Chaque année, les numéros changent. À l'extérieur du chapiteau, Frédéric Edelstein invite parfois les plus aventureux (ou inconscients?) à le rejoindre dans la cage au lion. Au singulier. C'est déjà suffisamment impressionnant comme ça. Un rugissement et bbrrrrrrrr, on se voit déjà dévoré tout cru. Mais non, Clarence reste placide. On l'embrasserait presque (le lion ou le dompteur, selon les choix de chacun). Un rêve de gosse que l'on croyaitinaccessible se réalise. Magique.
L'art du dressage
À en croire Sacha Houcke, dresseur d'animaux exotiques, l'animal le plus «facile» à dresser est le fauve. «Lui ne bouge pas. Il reste à sa place». Le plus difficile? «Le cheval. Il est un peu farouche. Son esprit est volatil. Il faut beaucoup de répétitions». Avant de présenter son numéro d'animaux exotiques, SachaHoucke a été dresseur de fauves. Né au cirque Pinder, il a beaucoup travaillé à l'étranger avant de réintégrer l'équipe de Frédéric Edelstein il y a trois ans. Aux États-Unis, c'est lui qui a repensé l
a ménagerie du cirque Barnum Rigley pour le bien-être des animaux. «Il y est resté sixans. Il occupait la piste centrale», dévoile Frédéric Colnot, Monsieur Loyal du cirque Pinder.
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