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Sivalodet. «Jardiner au naturel», ça continue

9 avril 2009

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Appliquée depuis un an sur le bassin versant de l'Odet, la charte «Jardiner au naturel, ça coule de source!» est reconduite. Peu à peu, ce code de bonnes pratiques gagne du terrain.

«Le consommateur est sous influence chimique. Pour beaucoup de jardiniers, un jardin beau et propre est un jardin bien traité. Pourtant, il y a plus de mauvais produits que de mauvaises herbes», explique, en substance, Mathieu Jardin du Sivalodet. «Est-ce qu'on a vraiment besoin d'enlever des herbes et des plantes dites indésirables? Il faut qu'on ait une autre notion de la tolérance en pensant que cela peut être utile pour les jardins et pour les insectes», renchérit Christine Salabert, la présidente du Sivalodet. Initiée en 2005 dans l'agglomération rennaise et ses bassins d'alimentation potable, la charte a été lancée sur le bassin versant de l'Odet avec pour objectif de faire diminuer la vente de pesticides aux particuliers en les orientant vers des solutions alternatives en lien avec le Sivalodet, les associations environnementales et de consommateurs ainsi que les professionnels de la vente. Pour la seconde année, neuf jardineries et magasins de bricolage (*) participent à la charte «Jardiner au naturel, ça coule de source!».

Un travail de fourmi

La partie ne semble pas toujours gagnée, surtout en matière de désherbage où le recours aux produits phytosanitaires, dont la dangerosité est souvent encore mal connue des utilisateurs, semble être encore la règle. C'est donc un travail de fourmi pour les différents partenaires qui n'hésitent pas à communiquer dans les magasins mais aussi lors d'opération comme «Bienvenue dans mon jardin», qui aura lieu les 13 et 14juin, sur les solutions sans pesticide: le paillage, l'utilisation de plantes couvre sols, les engrais verts, le compostage... et l'huile de coude.

Se donner le temps

«On passe d'une phase de fainéant, du tout chimique, à une phase de modernité. Les pissenlits, si j'attends deux ou trois ans, ils vont laisser la place à des herbacées et cela va paraître acceptable. C'est ce temps-là qu'il faut que l'on se donne tous ensemble», a fait remarquer un représentant d'Eau et rivières. Pour appuyer encore cette démarche, la deuxième édition du Festivalodet, qui aura lieu le 20septembre, sera axée sur la biodiversité dans l'eau et les effets nocifs des pesticides. De quoi donner à réfléchir!

* Coopagri Bretagne à Pluguffan, Espace Émeraude à Briec, Gamm Vert à Quimper, Mr Bricolage à Quimper, Point Vert à Briec, Plogonnec et Saint-Évarzec et Truffaut à Quimper.

  • Delphine Tanguy
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