9 février 2012
Un projet ça se mûrit. Depuis plusieurs années, Nicolas Delaporte, 33 ans, réfléchit à la création d'entreprise. Ayant travaillé à la gestion de projets dans le secteur industriel, il s'est peu à peu tourné vers le secteur de la petite enfance, allant jusqu'à faire des stages dans des crèches. «J'avais envie d'être indépendant, de monter ma propre entreprise. Gérer une crèche présente un aspect social intéressant et il y a de réels besoins».
Projet franchisé
En 2010, Nicolas Delaporte commence à travailler sur son projet. D'abord seul. «Je me suis rendu compte très rapidement, qu'il fallait s'entourer de professionnels du métier». Le contact étant bien passé avec «La Part du rêve», un groupe privé qui a créé plusieurs structures de petite enfance en France, il décide finalement de monter son projet avec cette entreprise créée en 2005. Selon les villes, les crèches créées sont soit gérées directement par «La Part du rêve», soit gérées par délégation du service public, soit par des partenaires franchisés, mode choisi par Nicolas Delaporte. «Beaucoup de gens abandonnent. C'est pourquoi il est important que le projet soit bien étudié en amont. Il y a des étapes à ne pas manquer. Il faut faire une étude de marché, connaître les besoins des entreprises et avoir des relais avec les institutions». «Surtout avec la conjoncture actuelle», souligne Marie-Joëlle Rouault, coordinatrice Petite enfance en Bretagne pour La Part de rêve.
Entreprises démarchées
Pour l'instant, quatre entreprises de Quimper se sont dites intéressées par la démarche. «Ce sont des entreprises déjà engagées dans une démarche sociale, de développement durable ou déjà engagé dans la charte parentale», commente Nicolas Delaporte. «Les crèches interentreprises sont un plus pour le salarié. Cela permet de les fidéliser. C'est un mode de garde qui peut les rassurer et qui correspond aux heures de travail». Si le projet voit le jour, la crèche modulera ses horaires en fonction des familles adhérentes. Une dizaine de places (pour des enfants de dix semaines à quatre ans) sont prévues, ce qui représente une cinquantaine d'inscriptions possibles. Un local avec jardin est déjà repéré du côté de Créac'h-Gwen. Le porteur de projet a prévu de recruter une référente éducatrice jeune enfant exerçant des responsabilités de direction, une auxiliaire puéricultrice et un CAP Petite enfance. «Grâce au crédit impôt famille de 50%, plus les 33,33% de déduction fiscale pour les entreprises, le prix d'une place en crèche La Part de rêve revient au même prix qu'une place en structure de ville pour les familles», assure Marie-Joëlle Rouault. «Nous ne disposons pas de financements de l'État. Nous ne pouvons nous implanter que si des entreprises acceptent de s'engager dans le projet. Le financement n'interviendra bien sûr que lorsque la crèche sera ouverte. Mais nous ne fermons pas la porte aux autres parents. Il nous faut au moins 70% de réservations pour pouvoir proposer le projet aux institutions, la PMI, la Caf et la mairie». À ce jour, 30% sont déjà acquis. Contact Les familles et les entreprises intéressées par le projet peuvent solliciter un dossier de préinscription en contactant Nicolas Delaporte au 06.30.08.89.59 ou par mail: nicolas.delaporte@ lapartdereve.com.