21 octobre 2009
La réforme de la politique commune de la pêche au menu du conseil régional. À La Forêt-Fouesnant, il a organisé, hier, une journée d'échanges en présence de Maria-Fuensanta Candela Castillo pour la commission européenne.
Après une réunion avec les scientifiques, les travaux avec les autres régions de la façade atlantique et la Basse-Normandie, la réunion de La Forêt-Fouesnant, hier, est intervenue alors que la Région Bretagne doit adopter, en décembre, sa vision bretonne de la pêche dans la perspective de la réforme de la politique commune de la pêche à l'horizon 2012. Réforme introduite par la Commission européenne dans son «Livre vert». «Les orientations de l'Union intégreront la cohésion territoriale. La politique commune de la pêche sera dans le cadre de la codécision», a rappelé Jean-Yves Le Drian, en référence au traité de Lisbonne.
«La pêche n'est pas un péché...»
«La pêche n'est pas un péché. Elle n'appelle pas d'action caritative. Elle ne fait pas l'aumône, elle veut être respectée», a rappelé, devant la représentante de la commission européenne, le président du conseil régional.
Il a, à cette occasion, affirmé un soutien appuyé à Janick Moriceau, vice-présidente verte chargée de la mer, maître d'oeuvre d'une «vraie politique de la pêche en Bretagne». Il a aussi réaffirmé les «quatre préoccupations» qui devraient servir de fil conducteur au futur projet breton.
Des bateaux neufs
«Il faudra revenir à la construction de bateaux neufs. Cela ne veut pas dire partir dans une surcapacité de pêche. Nous devons trouver le moyen de relancer la construction de bateaux de nouvelle génération». Jean-YvesLe Drian s'est dit «prêt à une réflexion forte voire audacieuse» sur ce sujet. Dans une période de prix particulièrement bas du poisson, il a redit la volonté d'une régulation du marché avec un «renforcement du secteur productif dans la filière». «La ressource est un bien public, elle doit rester sous le contrôle public», a-t-il estimé.
Et la pêche artisanale?
Pour la réforme, il a prôné une «stabilité relative». «Ce n'est pas la panacée mais la moins mauvaise solution». Une gestion au plus proche du territoire, une politique incitative aux bonnes pratiques, une mise à plat de la politique des contrôles ont été parmi les points mis en avant lors des ateliers. Une forte inquiétude a été soulignée concernant la pêche artisanale. «Nous n'avons pas d'idée claire de ce qui est de la pêche artisanale et ce qui n'en est pas», a répondu Maria-Fuensanta Candela Castillo. Autre voix, celle d'Hélène Tanguy, maire du Guilvinec: «Si le chalut est condamné, nous n'aurons plus de pêche en Cornouaille».
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