17 octobre 2009
Répondant à un mot d'ordre national, 300 retraités cornouaillais ont manifesté, hier, à Quimper. Ils refusent de subir les effets de la crise et réclament une revalorisation de 200 EUR par mois.
«C'est la Semaine bleue, mais les retraités sont rouge de colère!» S'exprimant au nom de l'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, CFE-CGC, FGR-FR), Marie-Andrée Bernard, de la CGT, considère que «les retraités n'ont pas à subir les effets de la crise dont ils ne sont pas responsables. Le gouvernement ne donne qu'aux riches. Le bouclier fiscal est maintenu, les stocks option ne sont toujours pas taxées et le bonus des banques explose», proteste-t-elle.
Maintien des services de proximité
Avant le départ du cortège pour une rapide manifestation le long des quais, les retraités, réunis place de la Résistance, ont assisté à la prise de parole des syndicats. Ceux-ci ont «exigé» que le gouvernement accorde une revalorisation immédiate de 200 EUR par mois pour tous les retraités, «avec un effort plus particulier pour les basses pensions». Ils ont réclamé le maintien «des services de qualité et de proximité qui permettent le lien social et évitent l'exclusion des personnes isolées». Ils ont également dénoncé les «attaques sans précédent du système de retraite par répartition». Pour Paul Abily de la FSU, l'inquiétude est réelle. «S'il y avait une explosion de notre système de retraite, on pourrait craindre des mesures rétroactives». «On a déjà vu des lois scélérates», relaie Marie-Andrée Bernard. Les retraités redoutent le passage à un système à l'américaine «avec les fonds de pension dont on a vu les limites avec la crise».
Franchises et forfait hospitalier
Les manifestants ont, de plus, réclamé l'abandon du projet de décret gouvernemental concernant la libéralisation et l'augmentation du coût de l'hébergement dans les maisons de retraite et qu'il soit mis fin aux dépassements abusifs des honoraires médicaux. Autres revendications: «La suppression de toutes les franchises médicales, du forfait journalier et du non-remboursement de nouveaux médicaments, etc.» Des exigences qui, selon l'intersyndicale, peuvent être financées par la taxation des revenus du capital, une revalorisation des salaires, une politique ambitieuse de l'emploi, la fin des «exonérations dites de charges sociales» et le paiement par l'État des charges indues supportées par la sécurité sociale.
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