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Maladies rénales. Deux jours pour se faire dépister

29 septembre 2009

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Les 6 et 7octobre prochains, un dépistage gratuit des maladies rénales sera organisé au centre hospitalier de Quimper. Le dépistage concerne toute la population.

«C'est une maladie sournoise. La maladie rénale est indolore. Trop de personnes découvrent leur maladie trop tard. Or, les dégâts commis sur le rein sont irréversibles». Claude Bodier, 72 ans, transplanté depuis dix ans en sait quelque chose. Lui a contracté la maladie à l'âge de 15 ans «à la suite d'une angine mal soignée». Pendant des années, il a subi des dialyses trois fois par semaine, avant d'être transplanté.

Une maladie sournoise

Pour la 4e année consécutive l'hôpital de Quimper et l'association des urémiques de Bretagne (AUB) se sont unis pour organiser un dépistage gratuit sur deux jours. Les 6 et 7octobre, de 9h30 à 17h, sans interruption, la population sera accueillie dans le nouveau hall vitré de l'hôpital où ils pourront se faire dépister. «L'attente ne devrait pas excéder 15 minutes», prédit le docteur Bassem Wehbe, médecin chef aux services de néphrologie et d'hémodialyse à Quimper. «Le but de cette opération est de détecter quelque chose, comme la présence d'albumine ou de sang dans les urines. La maladie concerne tous les âges. Les gens souffrant d'hypertension, de diabète, de certaines maladies héréditaires, ou suivant des traitements médicamenteux au long cours doivent se montrer vigilants. Par cette opération, nous voulons aussi toucher toutes les catégories de population qui ne sont pas régulièrement suivies soit par exemple par le biais de la médecine du travail ou de la médecine scolaire. Cela peut concerner les demandeurs d'emploi comme les professions libérales».

Retarder l'échéance de la dialyse

L'an dernier, 6% des personnes dépistées ont été invitées à voir leur médecin traitant. «Au moindre indice, on dirige le patient vers son médecin qui l'oriente ensuite vers un spécialiste», commente le docteur Seddik Benarbia, néphrologue de l'AUB. «Plus le suivi médical est assuré tôt, plus il retarde la décomposition du rein. Il retarde l'échéance de la dialyse. Une dialyse c'est trois fois quatre heures chaque semaine. Le sang du patient est passé dans une «machine à laver» - une sorte de rein artificiel - pour être nettoyé». Une solution dans l'attente d'une greffe d'un rein qui survient généralement dans un délai compris entre 8 et 12mois. «Il n'y a aucun traitement curatif de la maladie rénale», ont insis
té ces professionnels de la santé. Mais il ne s'agit pas pour autant d'une maladie invalidante. Car même dialysés, nombre de patients poursuivent une activité professionnelle.

  • Cathy Tymen
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