29 septembre 2009
Début septembre, l'arrivée de trois nouveaux côtiers à l'armement Pochic redonnait espoir aux professionnels du port de Loctudy (notre édition du 2septembre), mobilisés pour le maintien de la vente du soir. Vendredi, à l'occasion du conseil portuaire, François Clément, le directeur de la chambre de commerce et d'industrie de Quimper-Cornouaille, gestionnaire du port, leur a donné raison. Le président de la CCI Jean-François Garrec n'était pas joignable hier pour commenter cette décision. «Les professionnels et la municipalité ont mis tout leur poids dans la balance. Et puis la situation a bien évolué avec l'arrivée de nouveaux bateaux à l'armement Pochic», commente Serge Guyot, mareyeur et président de la nouvelle association «Loctudy pôle pêche». À l'équilibre budgétaire malgré la réduction de sa flotte, le port conserve ainsi sa vente côtière. «D'autant qu'elle ne coûtait pas d'argent au port», souligne le mareyeur. Et de poursuivre: «Il ne faut pas oublier que Loctudy est le dixième port de pêche français, le premier pour la langoustine».
«Loctudy pôle pêche»
Des menaces qui ont conduit les professionnels à s'organiser. Créée il y a 30 ans pour permettre aux armements d'investir, l'association de relance de la flottille vient d'être transformée en «Loctudy pôle pêche». L'occasion de raviver le projet d'unité de surgélation lancé dans les années 90 par les entreprises de marée. «L'objectif est désormais la défense économique des intérêts du port, sur mer mais aussi sur terre», poursuit Serge Guyot. Un tel équipement permettrait aux entreprises, et pas seulement à celles de Loctudy, d'absorber des apports de plus en plus irréguliers. Et ainsi de garantir de meilleurs prix aux armements.