Langues régionales. L'UDB attend une suite au débat
Alors que les députés débattaient, hier soir, des langues régionales, les militants de l'UDB se sont rassemblés pour demander une suite à un débat, sans vote, qui risque d'être vain.Il ne fallait pas attendre grand-chose du débat organisé à l'Assemblée Nationale, hier, après une communication du gouvernement sur le sujet des langues régionales. Bien peu de députés étaient présents dans l'hémicycle pour entendre les orateurs inscrits dont six Bretons (*).
À Quimper, l'UDB avait appelé à un rassemblement symbolique. Une quarantaine de personnes se sont retrouvées devant la préfecture. Bernard Le Mao a souligné le soutien du parti autonomiste au député de Quimper, Jean-Jacques Urvoas, qui s'est « clairement positionné pour la ratification de la charte des langues régionales ». « Nous sommes là pour soutenir les députés qui sont pour cette ratification ou pour une loi qui va dans le même sens. Nous voulons des actes concrets et une suite à ce débat », a déclaré Bernard Le Mao. Naig Le Gars a demandé que la Région obtienne la compétence sur la politique linguistique, d'autant que l'office de la langue bretonne, transformé depuis peu en établissement public, pourrait, comme en Pays Basque, élargir ses compétences. La conseillère régionale a précisé que là-bas l'office public intervient par exemple sur la carte scolaire de l'enseignement du basque.
L'UDB a, par ailleurs, demandé à être reçue en préfecture. « Nous voulons savoir pourquoi l'État et donc la préfecture ne s'impliquent pas plus dans une politique linguistique. Les seules routes qui ne sont pas équipées de panneaux bilingues sont les nationales », souligne Bernard Le Mao.
* Michel Hunault (44), Marc Le Fur (22), Françoise Olivier-Coupeau (56), par ailleurs présidente du groupe d'études sur les langues régionales à l'Assemblée Nationale, François de Rugy (44), Marylise Lebranchu (29), Pierre Méhaignerie (35).