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Quimper ville

La Tourelle : battue, elle manque d'être défenestrée

29 septembre 2009

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Une femme, traînée sur le trottoir par son conjoint qui serre un couteau dans son autre main, en proférant injures et menaces de mort : cette scène a tétanisé plusieurs témoins, samedi soir, dans le quartier de la Tourelle.

Peu après minuit, Police Secours a reçu plusieurs coups de téléphone. À leur arrivée rue Pen Ar Stang, les forces de l'ordre ont interpellé un jeune homme de 28 ans, qu'un riverain avait grand mal à maîtriser. Non loin de là, une jeune fille terrorisée peinait à reprendre ses esprits. En remontant le fil de la soirée, les policiers ont découvert un enchaînement de violences «particulièrement sordides», de l'aveu même du magistrat du parquet.

Les haricots verts ne lui conviennent pas

L'auteur présumé des coups et sa victime étaient accueillis ce soir-là chez une amie, chez qui ils devaient passer la nuit. Après avoir beaucoup bu, l'individu s'est énervé pour un motif pour le moins futile : le menu du dîner et notamment le choix de haricots verts comme accompagnement du plat principal, ne lui convenait pas. Tout cela aurait pu prêter à sourire s'il n'avait commencé à brutaliser son hôte. Il s'est ensuite retourné vers sa compagne, la blessant à une main avec un couteau. Pris de fureur, il a tenté de la défenestrer du huitième étage. Les deux femmes ont cherché à s'enfuir. Mais il a rattrapé sa petite amie et a commencé à la traîner au dehors, lui hurlant qu'il allait la tuer, séance tenante, dans le petit bois tout proche. Un couple de voisins, promenant au même moment son chien, a tenté de s'interposer. La femme a reçu un coup de tête et un coup de pied au visage.

Jugé aujourd'hui en comparution immédiate

Placé en garde à vue, l'agresseur, originaire de la région parisienne, a mis son accès deviolence sur le compte de l'alcool. L'examen de son casier judiciaire a révélé qu'il était coutumier de tels accès de rage, ainsi que d'infractions à la législation sur les stupéfiants et d'outrages à agents de la force publique. L'audition de sa compagne a aussi permis de savoir qu'il l'avait déjà battue comme plâtre, en mai dernier. Elle avait alors été traînée par les cheveux et rouée de coups. Apeurée, elle ne s'était pas résolue à porter plainte malgré ses dix jours d'ITT, mais sa mère avait interdit à son compagnon de reparaître à son domicile. C'est ainsi que le couple, qui vivait ensemble depuis un an, a «échoué» samedi chez une amie, rue Pen Ar Stang. Présenté au magistrat du parquet hier après-midi, l'homme a été placé en détention provisoire. Il sera jugé aujourd'hui, selon la procédure de comparution immédiate.

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