5 février 2012
«À l'origine, le chant dans la danse était beaucoup plus présent que la musique dans les festivités, explique Brigitte Kloareg. Les paysans n'avaient pas le temps d'apprendre un instrument et vu que les gens se mettaient à chanter dans la danse, il n'y avait pas besoin de payer des sonneurs. Pour la Haute-Bretagne, je ne connais pas bien mais, en Basse-Bretagne, la musique est venue après». La chanteuse estime que ce type de chant était très vivant «jusqu'au XIXe etXXesiècle dans certains pays». Aujourd'hui, peu de rendez-vous proposent le chant dans la danse. «Il y en a plus que ce qu'on croit, mais on ne remarque pas forcément», explique Brigitte. «Au mois de mai, il y a "An Diaoul a gan" au Juch, expose Thierry Riou. Sinon on peut en trouver à la "Fête du chant" à Bovel (Ille-et-Vilaine) ou encore à la "Fest ar c'han", qui est relié à la fête de Bovel, à Poullaouen.J'aimerais en voir plus parce qu'on prend vraiment du plaisir à le faire. Les gens ne sont pas simplement là pour écouter, il n'y a pas de scène, tout le monde est au même niveau. Ce n'est plus un spectacle, les danseurs prennent pleinement part à ce qui se passe». Le fest-deiz du conservatoire de musique sera l'occasion de le découvrir, cet après-midi.