29 octobre 2009
À Quimper, la clinique Sainte-Anne Saint-Michel a lancé une campagne de sensibilisation à l'hygiène des mains. Vive la solution hydroalcoolique.
«Combien de fois vous lavez-vous les mains chaque jour?» Euh... Allez, entre cinq et dix fois. Nelly Jadé, l'aide-soignante coche. Question suivante: «Connaissez-vous les maladies nosocomiales?» En quelques minutes, le questionnaire est rempli. Ensuite, exercice pratique d'utilisation de la solution hydroalcoolique. Deux pressions sur le flacon et hop! on se frotte les mains, entre les doigts, en appuyant sur les paumes, en enrobant le pouce. Il faut tenir 30 secondes. Efficace? La machine est là pour le dire. La solution était fluorescente. On place les mains à l'intérieur de la machine dont la lumière noire montre que les lignes des mains ne sont pas totalement couvertes.
Sensibilisation
Les visiteurs qui se présentaient, hier, après-midi à la clinique Saint-Michel et Sainte-Anne se sont soumis de bonne grâce aux sollicitations d'Annie Le Corre, infirmière et Nelly Jadé. L'établissement organise actuellement une campagne de sensibilisation à l'hygiène des mains. «80% des maladies nosocomiales sont transportées par les mains», rappelle Annie Le Corre. C'est elle qui a chapeauté l'opération dans le cadre d'un Diplôme universitaire sur le sujet. Elle montre un tableau sur l'efficacité des produits de lavage des mains. Avec du savon doux, les bactéries sont bien visibles. Le savon antiseptique n'arrive pas à tout éliminer, contrairement à la fameuse solutionhydroalcoolique.
Action de santé publique
«C'est une action de santé publique, souligne Catherine Tanguy, directrice des soins de la clinique. Nous profitons de la sensibilisation des gens à la question en cette période de médiatisation de la grippe. Notre politique d'hygiène a d'abord visé le personnel en partenariat avec le comité de lutte contre les infections nosocomiales. Nous avons réalisé un audit auprès des soignants et nous sommes arrivés à la conclusion qu'il fallait une solution plus construite». Toutes les chambres de la clinique ont donc été équipées de distributeurs de solutions hydroalcooliques. Elles étaient d'abord destinées au personnel mais logiquement, l'usage a été étendu à tous les visiteurs de la clinique qui peuvent aussi introduire des germes. «On connaît trop l'exemple des membres d'une famille tous victimes d'une gastro-entérite à tour de rôle».
Répéter le message
Restait à pousser chacun à faire le bon geste. L'opération, menée pendant trois journées, a montré un intérêt réel du public. «Nous renouvellerons sans doute l'opération, dit Catherine Tanguy. C'est la répétition de ce genre de message qui donne du résultat». Dans l'immédiat, Annie Le Corre note que les femmes semblent plus sensibles à la question que les hommes.
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