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Quimper ville

Halles. En désaccord sur le stationnement

1 octobre 2009

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L'association des halles Saint-François prend ses distances avec les Vitrines de Quimper sur la piétonnisation du centre-ville. «Il ne faut pas tomber dans l'excès», plaident ses deux coprésidents.

Les halles Saint-François ne se retrouvent pas dans le quitus donné par le nouveau président de la fédération des commerçants de Quimper, Wilfrid Pernez, à l'aménagement du quartier de la Providence (notre édition de mardi). «Il ne nous a pas contactés pour parler des halles», commentent Geneviève Coadour et Yves Gentric, coprésidents. «Il paraît d'accord pour une zone bleue payante et critique les voitures ventouses. On ne peut pas dire ça des voitures des salariés du centre-ville. Ses salariés sont aussi nos clients. Ils ne rentrent pas chez eux le midi et viennent consommer aux halles», note G.Coadour. «Nous, nous avons demandé la gratuité à partir de 17h30 pour le parking de la Résistance, le plus proche de nous», ajoute-t-elle. Quant à la suppression de 500 à 600 places, «c'est très dangereux, les gens ne pourront plus se garer. On a mis la charrue avec les boeufs, il faut d'abord faire les parkings de périphérie». De même, les halles critiquent la suppression prochaine des places de stationnement sur le square Jean-Moulin. Propositions non entendues par la Ville selon l'association.

«Laissés pour compte de la piétonnisation...»

«On n'est pas bloqué, pas opposé à un remodelage du centre-ville. On ne veut pas faire du rentre-dedans, nous ne sommes pas dans l'agression mais on voudrait faire reconnaître la spécificité du commerce alimentaire, on ne veut pas être les laissés pour compte de la piétonnisationà outrance», poursuit Y. Gentric. «Nous avons besoin d'un accès aux halles pour les personnes âgées, des gens partent avec 15 ou 20kg de provisions», précise-t-il. Et demande un stationnement de 20 minutes gratuites. «On rénove le centre-ville, mais on nous laisse des halles ringardes. On ne nous parle même plus de la rénovation. Sur les projets dans le narthex, il n'y a plus personne», affirme G.Coadour.

Pérennité des halles

«La baisse du chiffre d'affaires qu'on note depuis un mois est annonciatrice de ce qui va se passer avec la piétonnisation. La question se pose de la pérennité des halles. Si c'est une volonté que les halles disparaissent, qu'on nous le dise», ajoute-t-il.

  • Recueilli par Jacky Hamard
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