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Quimper ville

Frénésie de vols: deux jeunes sans esbroufe

11 septembre 2009

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Des tentatives de cambriolages, souvent sans succès, et des vols à la roulotte de véhicules à foison. À chaque fois, des butins dérisoires au regard des dégâts. À la barre du tribunal de Quimper, hier, deux jeunes hommes, l'un détenu, l'autre sous contrôle judiciaire, ont semblé réaliser l'ampleur de leurs errements.

«C'est pour mon fils que je veux m'en sortir»

Le premier, Edson Laffaiteur, 23ans et sept fois condamné, est emprisonné depuis huit mois. En novembre2008, ça ne faisait que sept mois qu'il était sorti d'une précédente incarcération lorsqu'il a «replongé»: cambriolage à Trégunc, vol d'une Peugeot 406 à Névez, puis encore de menus larcins et une nuit effrénée d'une vingtaine de vols à la roulotte, en juillet2008, à Trégunc et Concarneau, qu'il nie farouchement, expliquant qu'à l'époque, il était DJ à Lorient. L'un de ses habituels comparses, âgé de 21 ans, comparaît pour d'autres faits: à Quimperlé, le 12décembre dernier, il a tenté de cambrioler le bar PMU de la gare, puis le bar-tabac de l'Europe. Il a réussi à pénétrer dans le bar «Les amis», ainsi que dans l'institut de beauté «Un instant pour soi». Identifié, il a réussi à échapper à son interpellation en se cachant sur le toit de la maison de sa mère. Il n'a été arrêté que le 30mai dernier. Au vu de leurs casiers respectifs, l'épée de Damoclès au-dessus de leur tête porte un nom: peine plancher. La procureur, Bérangère Prudhomme, la requiert: trois ans de prison, mais elle l'assortit pour moitié d'un sursis avec mise à l'épreuve. Edson Laffaiteur pousse un cri du coeur: «Si je ne voulais pas m'en sortir, pourquoi passer ma première année de BEP en prison? Désormais, c'est pour mon fils que je veux m'en sortir».

«J'ai prouvé que je tiens bon»

Son complice encaisse à son tour les «piqûres de rappel» de la présidente: 18 condamnations depuis 2003. Il se défend seul et trouve des mots justes lui aussi: «En deux ans et demi, il y a eu deux ou trois fois où j'ai dérapé, contrairement à 2004 où je n'avais fait que ça. Requérir 18mois ferme, c'est me remettre plus bas que terre. Depuis un an, je n'ai jamais été sans emploi. À ma mère, que j'ai tant fait souffrir et à la justice, j'ai prouvé que je tiens bon». Il est condamné à neuf mois de sursis avec mise à l'épreuve pendant deux ans. Edson Laffaiteur est relaxé des vols à la roulotte de Concarneau et Trégunc, mais a été condamné à neuf mois ferme et à une révocation de trois mois de sursis.

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