8 mai 2009
La technicité du traitement de l'eau est le fruit d'années d'études et d'expérimentation. L'usine de Troheïr, sur les berges du Steir, exhaure (soutire) 10.000m³ par jour. Après être passée à travers un «dégrilleur», puis une bâche, l'eau transite par une station d'alerte contre les hydrocarbures et autres éventuelles pollutions chimiques. C'est ensuite la halte au pôle de reminéralisation, où de la chaux et du dioxyde de carbone sont injectés. Puis elle arrive dans des bassins de décantation-floculation: du sulfate d'albumine est introduit. Les micromatières organiques s'y agglomèrent pour former des flocons. Du polymère et du microsable sont rajoutés: les flocons se coagulent sur le polymère, le microsable leste le tout, qui tombe au fond des bassins. Il ne reste plus à la centrifugeuse qu'à séparer le bon grain de l'ivraie. L'eau finit sur des filtres à sable où elle s'assainit avant de finir par une douche à l'ozone, puissant désinfectant. Cette «ozonation» élimine virus et bactérie. Il faudra encore la reminéraliser, notamment avec injection d'eau de chaux, la stocker sur des bâches avant qu'elle ne soit refoulée vers Saint-Conogan, le réservoir principal de Quimper.
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