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Quimper ville

Études. Un an dans une ambassade sous le soleil

10 septembre 2009

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Le Quimpérois Nicolas Gouletquer voit la vie en roseà Toulouse où, pour sa 3e année d'études en sciences politiques, il a décroché un stage en République Dominicaine.

«Bientôt le grand départ vers les Caraïbes», glisse, dans un sourire large comme une banane, le jeune étudiant. «J'ai encore plein de choses à régler, mon permis de conduire international à récupérer... C'est un peu la précipitation mais aussi pas mal d'excitation».

Carrière en politique?

Nicolas Gouletquer aborde avec enthousiasme une rentrée un peu particulière, après trois années d'études harassantes qui l'ont amené en 3e année à l'Institut d'études politique (IEP) de Toulouse. Cet ancien lycéen de Brizeux et étudiant en Lettres sup à Cornouaille a obtenu un stage que beaucoup de ses camarades pourraient envier. «Après m'être inscrit sur le site du ministère des Affaires étrangères, j'ai eu un entretien avec l'ambassadeur de France en République Dominicaine, explique Nicolas Gouletquer. Ça s'est passé idéalement, d'autant que je me débrouille assez bien en anglais et en espagnol. J'ai donc été retenu pour devenir son attaché personneljusqu'en juin2010». Une expérience professionnelle extraordinaire que Nicolas Gouletquer prend comme elle vient, comme une étape dans une carrière envisagée dans les services administratifs, voire au rythme des mandats électifs.

Visa diplomatique

«Je ne m'attendais même pas à intégrer Sciences po, alors ce que je vis là, j'entends en profiter à fond». Du haut de ses 21ans, le garçon, qui a grandi à Kerfeunteun, va s'efforcer de mener à leur terme des projets d'ordre politique et culturel, mais aussi humanitaire. «Je devrai garder un regard critique sur tout ce que je serai amené à observeret consigner mes commentaires sur internet», confie le futur stagiaire, avant de reconnaître les avantages dont il bénéficie. «Comme je dispose d'un visa diplomatique, je serai couvé par l'ambassade et je recevrai des indemnités qui m'aideront à me loger sur place. En même temps, je n'ai profité d'aucune bourse et je peux remercier ma famille de m'avoir soutenu pour ce voyage». À environ 1.000 EUR le billet d'avion aller-retour, il est probable que Nicolas Gouletquer passe les fêtes de fin d'année loin de sa famille, mais il pourra ainsi garder sa place au soleil. Site unbretonausoleil.canalblog. com.

  • Bertrand Tardiveau
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