5 novembre 2009
Délicate période de transition pour les deux crèches associatives quimpéroises Les Bons petits diables et l'Ile aux trésors. Elles accueillent 30enfants à elles deux. Et jouent un rôle dans le dispositif «petite enfance» local. Exemple à Kerfeunteun.
«Je vois mon petit garçon évoluer parmi les autres enfants, c'est très satisfaisant! Et puis les enfants vous intègrent très vite», témoigne Karine. Karine, la maman de Roman (20mois) joue, ce mercredi matin, avec Capucine, Lilou, Baptiste et son fils dans l'un des principaux espaces de vie de la crèche parentale Les Bons petits diables (seize places à Kerfeunteun). Elle assure sa permanence mensuelle entre 9h et 11h. Un autre parent prendra le relais entre 16h30 et 18h30. «C'est un rôle de surveillance uniquement. Nous ne changeons ni ne nourrissons les enfants, c'est l'équipe qui s'en charge».
Libre motricité
L'équipe est composée de deux éducatrices, deux auxiliaires puéricultrices et trois aides maternelles. Elles accompagnent des enfants âgés de 2 mois et demi à 4 ans, selon un projet éducatif qui favorise «la libre motricité dès le plus jeune âge». «Ici c'est l'environnement qui s'adapte aux besoins d'éveil personnel et social des enfants, à l'acquisition de leur autonomie dans les petits gestes du quotidien», décrit Claire Sauvaget. Près d'elle, huit fillettes et garçonnets se mettent à table dans une pièce de la maison. Chez les plus grands, l'un d'eux distribue assiettes, verres et couverts. Concombres en entrée! Aux Bons petits diables, fondée en 1985, aux côtés des professionnelles, l'implication des parents se révèle déterminante. Outre les permanences, deux heures hebdomadaires en général, ils donnent de leur temps au bureau associatif. En plus des comptes et démarches administratives, certains d'entre eux ont, par exemple, contribué, cet été, à repeindre les murs et changer le revêtement de sol du 1er étage de la maison louée à un particulier, qui accueille les enfants sur trois niveaux rue Strauss. «Une famille se charge aussi du gros des courses, à l'exception du poisson et de la viande qui nous parviennent au quotidien», illustre Claire Sauvaget.
Vers un autre site
L'actuelle responsable technique tient à cet engagement des parents bénévoles, même si elle mesure bien la complexité croissante de leurs tâches administrative, juridique et financière. La crèche est en fait pilotée par les parents pour quelques mois encore, avant un changement de statut programmé en janvier2010. Les parents conserveront une bonne place au bureau, mais la crèche associative sera désormais dirigée par Solen Le Berre, l'une des éducatrices. Ce changement se double de l'application d'une nouvelle convention collective, en vigueur dans les centres sociaux. Cette décision nationale a principalement pour effet de renforcer les droits des salariés mais d'alourdir les coûts salariaux. Elle a contribué à creuser les finances de la crèche, qui a lancé un appel au secours à la municipalité. Dans l'urgence, cette dernière vient de lui accorder une subvention complémentaire de 23.000 EUR pour boucler l'année (lire aussi ci-dessous). Son avenir devrait aussi se dessiner sur un autre site dans le quartier, où de jeunes parents l'ont déjà sollicitée pour septembre2010!
«Ici c'est l'environnement qui s'adapte aux besoins d'éveil des enfants».
Landerneau. Jeunesse. Un relais entre parents et baby-sitters
Landerneau. Débat. Apprendre à se séparer pour mieux grandir
Quimper ville. Enfance. Huit places d'urgence sollicitées au Jardin des lutins
Sida. «Le préservatif, il faut en parler...»
Restos du Coeur. Une nouvelle dimension à Ty Douar
350 inscriptions recueillies la semaine dernière
En savoir plus sur un secret de famille
Trophées sportifs. Le tableau d'honneur
Pluguffan. Découvrez le passage à la Belge!
Expo galerie Saluden. «Mine de rien, je dessine»
La grande fête du jeu est lancée!
Le Bretagne non accessible. Catherine Bossard répond
Aujourd'hui
À savoir
Et aussi
Infos services
Revitalisation des territoires. 1M€ pour la Cornouaille