9 octobre 2009
Deux hommes, un Lorientais de 27ans et un Savoyard de 30 ans, ainsi qu'une jeune femme de Landudal, impliqués dans une affaire de stupéfiants, étaient appelés à comparaître hier devant le tribunal correctionnel. Le jugement sera rendu le 15octobre.
Le 11octobre 2005 près d'un lavoir situé dans une impasse de Lanriec à Concarneau, le comportement suspect d'un homme intrigue des policiers en patrouille. Ils voient l'homme se débarrasser de paquets ressemblant à des DVD. Ce que les policiers découvrent ce sont en fait 2,2kg de résine de cannabis. Entre-temps, arrive sur les lieux un autre jeune homme. Les policiers lui demandent ce qu'il fait là. «Je promène mon chien», aurait-il répondu aux policiers qui s'étonnent de ne pas voir d'animal. Hier à la barre, le jeune homme de 27 ans, domicilié à Lorient, est revenu sur ses propos en déclarant que, ce soir-là, il cherchait son chien qu'il avait perdu.
Perquisition à Landudal
Les policiers ne sont pas hommes à croire au hasard et ce matin du 11octobre 2005, les deux hommes sont placés en garde à vue. Celui qui a jeté le paquet contenant le cannabis est né à Chartres (28) en 1979. Sans emploi, il est domicilié à Hauteluce (73) mais est occasionnellement hébergé chez une jeune femme de Landudal, absente à l'audience. Une perquisition, organisée à son domicile, permet de découvrir une somme de 560 EUR, 196g de résine de cannabis et une petite quantité d'herbe, ainsi que des courriers et une carte d'identité appartenant au Lorientais, aujourd'hui gérant d'une sandwicherie.
Pour les enquêteurs, il est clair que les deux hommes sont liés. D'autant plus que les perquisitions téléphoniques mettent en évidence des contacts très fréquents entre les deux hommes les semaines précédentes lors de voyages à Maastricht, en Mayenne, et en Eure-et-Loir. Des voyages effectués parfois avec deux véhicules. Ils sont même soupçonnés d'être en lien avec une bande de Chartres.
En Eure-et-Loir pour «voir des filles»
De là à imaginer que les deux hommes sont impliqués dans un trafic, c'est en tout cas la thèse avancée par le parquet. Pour le substitut Lemoine, la version du simple achat de 2,2kg de cannabis à la gare de Quimper «ne tient pas la route». Il ne croit pas non plus à la version du Savoyard qui affirmait hier à l'audience se rendre en Eure-et-Loir «pour voir des filles». Il a requis une peine de 12 mois de prison dont une partie avec sursis. Dans le cadre de cette affaire, les deux prévenus avaient été placés en détention provisoire, trois mois pour le Savoyard et six mois pour le second.
Relaxe demandée
Du côté de la défense, les avocats se sont évertués à démonter la thèse du trafic. Le défenseur du Lorientais, Me Jan, a ainsi plaidé la relaxe, tandis que le conseil du second prévenu, Me Barraud du Cheron a estimé qu'il n'y avait pas d'élément sérieux pour condamner son client pour la cession de cannabis. Elle a plaidé la relaxe sur ce point. Ne reste plus alors que le délit de détention de stupéfiants. Me Garet a aussi réclamé la relaxe pour sa cliente poursuivie pour recel, celle-ci «ignorant la présence de résine de cannabis chez elle».
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