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De Bénodet à Nantes: chronologie de l'affaire

30 septembre 2009

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20décembre 2005. En début d'après-midi, l'ancienne compagne de Bernard Algret, venue lui confier leur fille mineure dans la maison qu'il loue à Bénodet, rue Keranguyon, découvre un intérieur maculé de sang. L'ancien tenancier de bars à hôtesses à Brest, sous contrôle judiciaire, reste introuvable. Une information judiciaire est ouverte. 30avril 2006. Le corps de Bernard Algret est repêché dans l'embouchure de La Loire. Le corps est entravé et porteur de traces de violences, un sparadrap sur la bouche, une balle de gros calibre dans la cuisse. En lien avec l'enquête, une dizaine d'interpellations sont effectuées le même jour dans des bars à hôtesses de Loire-Atlantique et à Rouen. Parmi les gardés à vue figure un caïd nantais nommé Freitas. 12mai 2006. Dans un tribunal de Quimper qui a des airs de forteresse avec des dizaines de policiers et de gendarmes armés aux aguets, cinq hommes sont déférés au parquet. Pour autant de mises en examen pour assassinat ou complicité d'assassinat. Selon les premières auditions, Bernard Algret aurait bien été victime d'un contrat et de quatre «hommes à gages». 28juin 2006. La reconstitution du meurtre est effectuée dans la matinée à Bénodet, en présence du juge d'instruction Richard Foltzer. Un important dispositif de sécurité est mis en place par la compagnie de gendarmerie de Quimper. Pas moins de 40 gendarmes sont postés aux abords de la maison, aidés par deux maîtres-chiens. Une escorte de quinze militaires a acheminé sur place les protagonistes. 16mars 2007. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes rejette la demande de mise en liberté de José-Antonio Freitas, soupçonné d'avoir commandité le meurtre de Bernard Algret. La chambre prendra la même décision le 30novembre 2007. 8août 2008. Le juge d'instruction renvoie cinq personnes devant la cour d'assises du Finistère pour le meurtre de Bernard Algret pour «enlèvement et séquestration suivis de mort»: José-Antonio Freitas, Christian Soler, Rachid Harafane, Joël Bogaert et Pierre Kolye. Christian Soler est également accusé d'assassinat. Malgré leurs contestations, José-Antonio Freitas et Rachid Harafane sont aussi accusés d'actes de torture et de barbarie. Tous encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

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