5 novembre 2009
L'élue quimpéroise Denise Cariou juge «indispensable» le soutien financier apporté aux crèches associatives. «Elles participent du service public de la petite enfance», justifie l'adjointe à l'enfance.
Les élus ont validé, le 23octobre, l'attribution de subventions complémentaires pour tirer les deux crèches associatives d'une mauvaise passe financière. Indispensable selon vous?
Oui, sinon c'était presque la clef sous la porte, car les deux structures étaient très déficitaires. Or nous ne pouvons pas nous priver de 30 places de crèches, alors que la demande reste supérieure à l'offre de places d'accueil collectif pour les petits Quimpérois.
En février, la commission d'attribution des places pour les crèches municipales recensait 62 demandes pour quatre places. Où en est-on?
À celle d'octobre, nous avions 35demandes pour huit places. La baisse de la sollicitation s'explique sans doute par l'impact de la crise: plus de parents sont sans emploi et gardent leurs enfants. La situation des assistantes maternelles privées confirme cela: elles avaient 57 places disponibles en juin et une centaine en septembre sur un total de 750à 900 places pour 280 assistantes maternelles actives.
Avez-vous amélioré la situation en 2009?
Depuis la mi-juin, la halte-garderie Le jardin des lutins (Ergué-Armel) dispose de quinze places cinq jours et non plus seulement deux jours par semaine. Il y a désormais dix places en journée continue, dont huit dédiées à l'urgence pour les parents en recherche d'emploi, qui doivent suivre une formation, passer un entretien...
Pour en revenir aux crèches associatives, ces 23.000 EUR pour Les Bons petits diables et 34.000 EUR pour l'Ile aux Trésors viennent s'ajouter aux subventions annuelles de la ville. Quels sont leurs montants?
51.800 EUR pour les Bons petits diables et 45.000 EUR pour l'Ile aux Trésors en 2008. Pour 2009, l'effort total, avec l'aide supplémentaire s'élève à 159.000 EUR.
Comment se situe la ville dans ce soutien?
Avec les autres contributeurs publics, la Caf et le conseil général nous arrivions en 2008 à 130.000 EUR de subventions publiques sur un produit d'exploitation de 177.000 EUR pour l'Ile aux Trésors et à près de 140.000 EUR pour 199.000 EUR aux Bons petits diables.
Sont-elles tirées d'affaire pour autant?
Nous attendons les résultats de l'audit (dispositif local d'accompagnement) mené par l'Apefi29, le réseau des crèches parentales dans le Finistère, pour mesurerdans quelles conditions ellespourraient s'adapter. On nous dit aussi qu'un moratoire national pourrait différer à 2012 l'application de la nouvelle convention.
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