23 février 2012
Ils sont douze à participer au stage intensif de breton organisé par Roudour, cette semaine. D'horizons différents, les stagiaires apprécient la pédagogie de la structure.«Si je me suis inscrite à ce stage, c'est pour pouvoir comprendre mon père et apprendre la langue aux enfants, explique Anne, de Brest, qui travaille dans le secteur de la petite enfance. Le stage ne suffira pas, il faudra travailler chez soi, mais c'est déjà beaucoup plus intensif que les cours du soir». Douze personnes participent au stage de breton organisé par Roudour cette semaine dans les locaux du collège Diwan Jakez-Riou. Et toutes font état de parcours différents. «Moi je suis une grande débutante, je ne suis pas bretonne d'origine, explique Marie-Agnès, installée en Bretagne depuis 2008. Je suis là par curiosité, pour la langue et pour la méthode de la suggestopédie. C'est intéressant, un peu comme apprendre une langue étant bébé».
«Parler notre langue»
Erwan est venu d'Ille-et-Vilaine pour «prolonger mon désir de culture» et Fabienne parce qu'elle «regrette de ne pas parler notre langue». Les élèves, débutants ou plus confirmés, se disent satisfaits de la pédagogie. «Le TPR (Réponse physique totale) est une méthode américaine qui associe les mots à des gestes, explique le professeur Lan Tangi. Elle est très bonne pour mémoriser. La grammaire se fait par des gestes aussi avant d'apprendre les règles. La suggestopédie est une méthode bulgare qui sollicite la partie du cerveau dédiée à l'invention et au plaisir». Une approche ludique que l'association basée à Carhaix reproposera lors des vacances d'avril. «Les gens ont la possibilité de faire des tests sur le site de Roudour pour évaluer leur niveau», précise Andrev Sezneg, autre professeur.