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Ergué-Gabéric

«L'eau et la terre». Jean-PaulLe Pohon, président

24 février 2009

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Au terme de quinze ans de présidence de «L'eau et la terre», Jean-Mathieu Le Saux a souhaité passer la main. Jean-Paul Le Pohon, qui lui succède à la tête de l'association, a tenu à lui rendre hommage. Il rappelle les objectifs de l'association environnementale.

«Jean-Mathieu Le Saux était président de "L'eau et la terre" depuis la création de l'association en 1994. Il a accompli un travail énorme», commente Jean-Paul Le Pohon, nouveau président d'une association qui revendique 70 adhérents.

Nitrates: «Stables, mais à un taux élevé»

«Chaque mois, nous effectuons des prélèvements d'eau dans les fontaines, ruisseaux et rivières du bassin de l'Odet. Nous les analysons pour mesurer leur taux en nitrates», rappelle le nouveau président. «Après avoir constaté durant des années l'augmentation des taux de nitrates, nous remarquons depuis près de deux ans une stabilisation. Mais ils restent à un niveau élevé». «Le taux de nitrates dépasse encore parfois le taux maximal autorisé de 50mg/l sur certains captages, notamment à Elliant. Ce qui oblige les distributeurs d'eau à mélanger les eaux de différents captages pour faire baisser le taux», précise Hubert Yan, trésorier de l'association.

La défense de l'environnement

L'association «L'eau et la terre» suit également toutes les enquêtes publiques concernant les élevages porcins, avicoles et bovins, elle participe à un certain nombre de commissions consultatives et s'intéresse à toutes les élaborations, révisions ou modifications des PLU (plan local d'urbanisme) et Scot (schéma). Le sérieux de son action a été reconnu par la préfecture qui vient de lui octroyer l'agrément, «Défense de l'environnement». À propos de l'élaboration du PLU d'Ergué-Gabéric qui vient d'être lancé, l'association espère être invitée à s'exprimer: «Nos préoccupations concernent la préservation du bocage, des talus et des zones humides, particulièrement à l'ouest de la commune, partie qui a vocation à être urbanisée», indique Jean-Paul Le Pohon.

Protection des talus

Par ailleurs, l'association promeut une agriculture durable, familiale, en emprise directe avec le sol et, depuis deux ans, organise un concours de photos de talus afin de sensibiliser la population à l'importance de préserver les talus: «En plus de leur utilité, les talus ont une valeur patrimoniale et esthétique. Le patrimoine, ce n'est pas seulement les pierres», souligne Jean-Paul Le Pohon.

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