letelegramme.com

 

Rechercher

Sculpture. Michel Denizot entre au Grand Palais

8 novembre 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF
  • Imprimer cet article

Depuis 30 ans, il redonne vie au bois. Découvert il y a quelques années, Michel Denizot expose actuellement au Grand Palais. Le sculpteur y présente deux oeuvres.

Entreposés au-dessus de la porte de l'atelier, un gros oeuf en bois entouré d'un ruban rouge et un sapin de Noël aux boules carrées attendent leur heure. Véritable capharnaüm, le hangar installé en bordure de route, dans la campagne de Plogastel-Saint-Germain, a des airs d'atelier de Gepetto. Michel Denizot partage d'ailleurs son immensité avec quelques pantins de bois. Sur l'établi, l'homme termine sa dernière pièce. Dans quelques jours, son fou de bassan, ailes déployées, fera escale au Musée de la Marine. En attendant, depuis quelques jours et jusqu'à ce soir, le sculpteur bigouden expose au Grand Palais, à Paris, dans le cadre d'Art en Capital. Il y présente deux de ses dernières pièces. Une Aigrette de plus d'un mètre de haut et deux têtes de Fous de bassan.

Des meubles pour manger

Des projecteurs dont le sculpteur bigouden se serait bien passé, il y a seulement quelques années. La volonté des siens en a décidé autrement. «En 2000, mon épouse et ma fille ont adressé un dossier aux Artistes indépendants. Sans rien me dire... Ça a commencé comme ça», se rappelle-t-il. Depuis, ses apparitions se multiplient: salon des artistes français, de la société nationale des Beaux-Arts... Sans jamais distraire l'artiste outre mesure. «Si désormais j'expose, ce n'est jamais sur commande. D'ailleurs, le plus souvent, une fois que j'ai terminé mon travail, il se retrouve enfermé dans une caisse en bois, sans avoir été vu. Je fais quelques meubles pour manger. La sculpture, ça me permet d'être libre», poursuit l'artiste.

L'amour de la matière

Formé à l'ébénisterie chez les orphelins apprentis d'Auteuil, l'homme est modeste. Pour le sculpteur autodidacte, «c'est la nature qui m'a donné deux mains pour faire ça». L'aisance à faire vivre le bois est pourtant trompeuse. La taille directe est d'ailleurs pour lui, une immense école de la vie. «Dès que vous essayez de vous imposer à la matière, sa fragilité se rappelle à vous. Ça remet l'homme à sa place». Le travail d'orfèvre nécessite patience et justesse. «J'ai passé 22 ans à faire des fleurs sans étamines pace que je n'y arrivais pas. Je n'y parviens que depuis 5 ou 6 ans. C'est grâce à la matière». À l'aise à la gouge, le sculpteur ne compte malgré tout pas le temps passé sur le bloc d'orme, son essence privilégiée. Présentée au Grand Palais, l'aigrette majestueuse lui a demandé près de quatre mois de travail.

  • Jean Le Borgne
  • Exporter cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Envoyer cet article sur twitter
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

Dans la même rubrique

Abonnements et services

S'abonner au télégramme
Appli iPhone Android Le Télégramme

Forfait mobile et carte sim prépayée Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat Jacques Vabre | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique