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Pont-L'Abbé

Sculpture. Le sonneur attend son heure

21 octobre 2009

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La fontaine érigée au giratoire d'Aquasud continue à faire réagir. Le sculpteur Luc Le Mercier y aurait bien vu son sonneur. Depuis deux ans, il souhaite en faire don à la commune.

Il y a deux ans, pour fêter son retour au «pays», Luc Le Mercier avait décidé d'offrir l'une de ses oeuvres à sa nouvelle commune d'adoption. Contact pris avec l'ancienne municipalité, le sonneur de 3,40m de hauteur devait être adopté par la Ville et installé dans la cour de la mairie. Depuis, les élections municipales sont passées par là. Et les contacts pris avec la nouvelle municipalité n'ont pas permis de déboucher sur un accord entre les deux parties. «La sculpture est toujours disponible», explique l'artiste. Luc Le Mercier s'interroge après l'installation de la fontaine de la rue de Quimper. Lui y aurait bien vu son grand sonneur. «Ce tombeau, c'est une catastrophe pour l'image de la ville qui a besoin d'attirer du monde», poursuit-il. «Pas une image d'une capitale bigoudène fière de sa culture».

«La discussion n'est pas fermée»

Réalisée en tubes et plaques d'acier, le grand sonneur est un joli cadeau, pour l'artiste habitué à exposer aux côtés des plus grands sculpteurs contemporains. À son actif, il compte des sculptures de plusieurs mètres de haut, pesant parfois plusieurs tonnes. Un travail brut, sur le métal, utilisant quasi exclusivement des tubes d'acier. Comme son hommage aux mineurs installé il y a deux ans au pied des hauts fourneaux d'Usinor, près de Metz. Alors l'homme ne comprend pas que l'on ne lui propose rien d'autre que de l'installer au Triskell, lui qui espérait voir son sonneur au pied du château. «La discussion n'est pas pour autant fermée», selon Marie-Laure Gutton, l'adjointe au maire en charge de la culture. «Le coût du transport depuis le Sud de la France et de l'installation est important, mais pourquoi pas». Elle explique le refus d'une installation place de l'Europe par l'incertitude sur l'avenir de l'espace. «Il pourrait évoluer, on n'en sait rien». Une situation qui avait conduit la municipalité à proposer l'installation de l'oeuvre monumentale devant le Triskell ou à l'entrée de l'allée Marie de Kerstrat. Le sonneur attend toujours son heure. .

  • J.L.B
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