3 novembre 2009
Le passage par les nids de poules et les incivilités est obligatoire au cours des réunions publiques. Exemple encore, avec la réunion consacrée, vendredi soir, au Douric et à Tréouguy.
La deuxième des réunions de quartier, vendredi soir, a donc été l'occasion d'un échange entre les élus et les habitants du Douric et de Tréouguy, autour de deux sujets il est vrai fédérateurs, la circulation et les incivilités. «La circulation à Pont-l'Abbé, c'est pas simple», a reconnu d'emblée Daniel Couic, après avoir évoqué la fin des travaux de la rocade. Son ouverture est prévue début 2010. «Janvier, février, ou même mars, je ne peux pas le dire précisément, ça dépend en grande partie des aléas de la météo». Ce nouvel axe de circulation devrait donc détourner une partie du trafic du centre-ville, critique à certaines heures de la journée. Une autre amélioration est également espérée, aussi, avec la nouvelle gare routière de Laennec, «pour la rentrée scolaire 2010. On a revu le projet, divisé le coût par trois, de 240.00 à moins de 100.000EUR», a poursuivi Daniel Couic. «La charge financière de ce projet est devenue supportable, elle ne l'était pasjusqu'ici».
Incivilités préoccupantes
«Je crois qu'on ne circulera jamais bien à Pont-l'Abbé, a constaté le maire. Mais on suit ce dossier de près. On ne l'avait pas mis dans nos urgences, notamment parce que nous attendons les effets de la rocade». Autre sujet abordé, dans la même thématique, la vitesse des usagers à quatre roues, dénoncée par de nombreux riverains de certains axes, comme à la sortie du parking Toussaint-Louverture ou encore rue Éric-Tabarly. «Si j'écoutais les gens, il y aurait 300 ralentisseurs à Pont-l'Abbé, a répondu Daniel Couic. Il faut convaincre les gens que le code de la route ne peut pas être transgressé, mais c'est compliqué à faire. Sans un peu de civisme, on n'arrivera pas». Après l'attitude des chauffeurs de tous âges, c'est le comportement des plus jeunes qui a été dénoncé. «Ces incivilités, c'est préoccupant, au plus haut point. Nous en sommes conscients. La préfecture commence même à nous trouver un peu harceleurs à ce sujet». Pour tenter de mettre un peu d'ordre dans la vie des jeunes bigoudens, qui ont un penchant visiblement marqué pour les rassemblements nocturnes, bruyants et alcoolisés, le maire a ainsi sollicité l'aide de la gendarmerie. «On est obligé de passer par la répression, même si je n'aime pas trop ça. En mars, j'ai demandé des renforts, pour les week-ends. J'attends que la gendarmerie fasse son travail, avec des méthodes efficaces. Elle le fait, mais ce n'est pas facile pour elle». Pas facile, non plus, pour un maire de jouer les Père Fouettard. «Il y a des gamins de 10 ou 11 ans dehors, à minuit. Mais est-ce que c'est au maire de s'en occuper? Je n'ai pas de pouvoir de police direct». Mais le pouvoir de faire prendre conscience des comportements préoccupants.
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