3 février 2012
Vous étiez il y a quelques années un chanteur qui ne chante pas, où en êtes-vous aujourd'hui?
(Rires) Aujourd'hui, je suis un chanteur qui chante trop. Je suis sur plusieurs projets en même temps et, comme je suis bordélique, c'est compliqué mais j'adore. Les choses évoluent, on est cinq sur scène, un batteur en plus, avec des chansons qui sont chantées. Je me laisse un peu aller, ça évolue tranquillement.
On dit souvent de vous que vous êtes inclassable.
Je n'ai jamais eu de plan esthétique. J'ai démarré par hasard-un malentendu-le métier. Depuis j'essaie de le faire du mieux que je peux.
Vous n'êtes pas considéré comme un artiste «grand public».
Je ne me suis jamais trop posé la question. Les scènes sont nombreuses, comme celle du Guilvinec. C'est vrai que cela fait un peu de temps que l'on n'a pas sorti un nouvel album. L'idée ce n'est pas de bastonner à la radio, j'ai toujours été bien soutenu, je n'ai rien contre le fait d'être grand public du moment que ce n'est pas calculé. Je fais ce boulot depuis une dizaine d'années, je ne l'avais jamais imaginé, je m'amuse bien, je ne me sens pas essoufflé.
On dit souvent de vous, même si vous vous en défendez, que vous êtes un chanteur engagé. Qu'en est-il?
C'est une position tellement dangereuse. Je ne suis pas là pour convaincre mais s'il y a des chansons qui sont engagées, qui servent un peu au repos du guerrier... Le combat fait partie des choses de la vie, comme l'amour, les copains.
Justement, les copains, parlons-en, c'est d'abord François Pierron.
C'est un vieux couple, on a fait un putain de sacré bout de chemin ensemble. Il a une place particulière pour moi qui dépasse le cadre artistique.
Il y avait aussi Allain Leprest.
C'est grâce à lui que je fais ce boulot. Je suis malheureux comme chacun des nombreuses chansons qu'il aurait pu écrire. Un des plus grands auteurs qui existait.
Il y a aussi Mon côté punk aux côtés desquels vous apparaissez sur le dernier album.
Je ne suis pas capable de mener tout ce que je fais de front, mais dès que l'on se voit on ne boude pas notre plaisir.
À ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous présenter un quelques mots votre spectacle de ce soir?
C'est vachement dur. Ce qu'on fait c'est dans la continuité. J'aime bien rigoler. Ça se muscle musicalement, il y a des moments aérés, c'est dans l'esprit. J'avance progressivement, je fais des chansons le mieux que je peux.
Pratique Ce soir, à 20h30, au CLC du Guilvinec. Tarifs: 8/12/16 EUR. Renseignements au 02.98.58.22.65.

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