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Pont-L'Abbé

Langoustine. La mortalité des rejets à la loupe

14 septembre 2009

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Ifremer consacre une étude à la survie des rejets de langoustines par les chalutiers. Objectif affiché, réduire la mortalité des juvéniles remises à l'eau.

Malgré l'utilisation de chaluts sélectifs, la pêche à la langoustine doit faire face à d'importants taux de rejet. Des langoustines sous-taille dont on ne connaissait rien de la survie, une fois rejetées par les chalutiers. Les précédentes études avaient été réalisées en1975 et1982. Depuis, techniques et engins de pêche ont beaucoup évolué. Lancée cet été par le laboratoire de technologies halieutiques d'Ifremer Lorient, une étude apporte de premiers éléments. La première campagne menée par Sonia Mehault et Fabien Morandeau, du 21 au 25juillet, à bord de l'Atlantique, un chalutier de Saint-Guénolé, sera suivie d'une seconde, au mois d'octobre. Avec pour objectif de valider les premières mesures.

54 à 88% de survie

«La sélectivité sur le fonds est une bonne chose. Mais nous avons jugé qu'il serait intéressant d'évaluer et d'améliorer le taux de survie des rejets de langoustines», explique Fabien Morandeau. Menée selon deux protocoles - rejet à la fin du tri ou pendant le tri - l'étude a consisté à mesurer l'état de vitalité avant et après immersion de 40 à 60 minutes. Il en résulte un résultat jugé plutôt encourageant par les deux scientifiques. «Les taux de survie des langoustines vivantes mises en tubes varient de 54 à 88%», expliquent-ils. Un taux qui ne prend pas en compte le nombre d'individus morts sur le pont. Un taux global de survie des rejets nécessiterait une nouvelle étude.

Des améliorations

Des premières données bientôt complétées. Du 10 au 15octobre, les deux scientifiques devraient à nouveau embarquer pour une seconde campagne. Toujours à bord de l'Atlantique. Une deuxième marée qui leur permettra de mesurer une éventuelle variabilité saisonnière, notamment du fait de la température sur le pont au mois de juillet. Cette première campagne aura pourtant permis de démontrer l'intérêt de remettre à l'eau les langoustines vivantes, le plus rapidement, à mesure du tri. «Il nous faut désormais définir le meilleur système, à bord, qui permettrait d'améliorer le taux de survie des rejets», poursuit Fabien Morandeau. Une étude qui pourrait conduire à la publication d'un document de bonnes pratiques en la matière. Samedi, au Guilvinec, les professionnels ont jugé ces résultats «encourageants pour la gestion globale de la pêcherie de langoustine du golfe de Gascogne». Une pêcherie, à plusieurs reprises, montrée en exemple.

  • Jean Le Borgne
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