3 novembre 2009
Diwali poursuit son oeuvre solidaire auprès des orphelins d'Inde : l'association a permis la création d'une maison pour jeunes filles.
Cela fait désormais cinq ans que ça dure. Cinq ans que Diwali se bat pour apporter un soutien précieux aux jeunes indiens nécessiteux, à Pondichéry. Et c'est une présidente ravie, Noëlle Cousinié, qui explique que «l'orphelinat des garçons, Vudhavi Karangal, ça marche bien. Il continue de grandir, on a installé de nouvelles classes». Il accueille actuellement 105 jeunes âgés de 3 à 20 ans. Une partie d'entre eux suit des études supérieures. Ils quitteront la structure, une fois qu'ils seront autonomes. Au sein de l'orphelinat, la vie en communauté se gère dans une forme d'autogestion. «Les plus grands s'occupent des plus petits. Au niveau du personnel, il n'y a quasiment personne. Une cuisinière. Le reste, ce sont les enfants qui se gèrent». L'association Diwali peut aussi compter sur le soutien de Raghunath Manet. L'an dernier, le danseur et musicien y avait dispensé un enseignement artistique qui avait débouché sur la fondation d'une troupe appelée «Kalaimahal Iyal Isaï Troop».
Un orphelinat de jeunes filles
Diwali, qui pour une question de mutualisation de moyens, notamment financiers, travaille en collaboration avec d'autres associations françaises, a aussi vu cette année se concrétiser un projet qui lui était cher. Un orphelinat destiné aux jeunes filles est ainsi en train de naître. «On a acheté les locaux en janvier. C'est une maison traditionnelle Tamoule, du nom de la région. C'est un gros chantier, notamment de rénovation, parce que les Indiens sont très vigilants. Il faut tout refaire selon le style local». Actuellement, une petite vingtaine de jeunes filles fréquentent la structure. Elles seront bientôt plus nombreuses. «Ça a été compliqué à se concrétiser, reconnaît Noëlle Cousinié. Il y a eu une inflation incroyable en peu de temps, et les locaux sur lesquels nous avions des vues sont devenus inaccessibles. Il a fallu changer d'option». En plus de porter ce projet, Diwali est aussi intervenue, cette année, mais de façon ponctuelle cette fois, pour aider un institut qui accueille des handicapés moteurs. Si, du côté des finances, diverses subventions publiques viennent apporter des fonds, Diwali doit aussi savoir compter sur les initiatives locales. Ainsi, le dernier week-end du mois de novembre, Diwali sera représentée au Salon du mariage, organisé au manoir de Kerhuel à Plonéour. Une partie des entrées sera reversée pour permettre à Diwali de continuer à oeuvrer, main dans la main, pour les jeunes indiens défavorisés.
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