23 septembre 2010
Qu'est-ce qui en impose dans le paysage et fait «flap-flap-flap» en dessous des nuages? Une éolienne. Qu'est ce qui fait «ding-dong» le mardi, questionnaire à la main pour consulter les riverains? Des bénévoles d'Eco to Bigoud. Lien entre les deux, le deuxième festival éco-citoyen qui se tiendra à Guiler-sur-Goyen, fin octobre, après une première édition, réussie de belle façon, à Pont-l'Abbé, l'an dernier. Pour ce voyage dans le Haut Pays, l'association «Sur un air de terre» s'intéressera plus particulièrement, cette année, aux déplacements doux et à l'énergie éolienne. Et quoi de mieux, avec cette dernière thématique, que d'aller à la rencontre des riverains des champs éoliens du Haut Pays bigouden, à Plozévet et Plogastel-Saint-Germain. Ce qu'ils ont commencé à faire, mardi, de bon matin. «Le but, explique Sofi Vairon, présidente de l'association, c'est de réunir les témoignages des gens qui vivent à côté des éoliennes, la façon dont ils perçoivent la chose».
Rebelote mardi
Cette démarche s'inscrit dans une volonté de s'adresser au plus grand monde. Car au fond, «Sur un air de terre» ne cherche ni polémique, ni politique. «Ce qu'on veut, ce n'est pas pousser les gens à dire s'ils sont pour ou contre les éoliennes. C'est recueillir leurs impressions, pour alimenter et rendre vivantes les réflexions qu'on aura le samedi17, pendant la table ronde consacrée à l'énergie éolienne». Mardi, trois bénévoles ont ainsi rencontré une dizaine de personnes, «dans un rayon proche des parcs», sur les communes de Guiler et de Plozévet. Des citoyens «de tous les âges, de toutes les situations», qui ont accepté d'ouvrir leurs portes aux enquêteurs d'un jour. «C'est simple, on se présente, on présente le festival et la démarche, et on a préparé un petit questionnaire. Ça dure un petit quart d'heure, enfin, plus si on nous propose le café», sourit Sofi Vairon. Premier ressenti de cette première journée de collectage, «les avis sont vraiment divers. Mais quand on voit que les gens nous ouvrent leurs portes sans problème et acceptent de parler de ce sujet, c'est qu'il intéresse». Mardi prochain, une petite dizaine de bénévoles s'élancera à nouveau dans la campagne bigoudène, à Plozévet encore, mais aussi à Plogastel, Landudec et Mahalon, dans le Cap-Sizun. Eco to Bigoud pose ainsi un nouveau jalon sur le long chemin d'une «recherche d'une qualité de vie respectueuse de l'homme et de l'environnement», un jalon participatif, dans la logique cultivée par l'association.
Pratique
15, 16 et 17octobre au domaine de Ty-Piolet, à Guiler-sur-Goyen.
Renseignements auprès de Sofi Vairon, 06.77.83.01.34, surunairdeterre@yahoo.fr et http://surunairdeterre. googlepages.com
24 mai 2012 à 08h13