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Péris en mer. Le Bugaled au centre de la commémoration

3 novembre 2009

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Dimanche après-midi au cimetière, de nombreuses personnes se sont retrouvées autour du monument des péris en mer, à l'occasion de la commémoration annuelle. Après le dépôt des gerbes et les prières de l'abbé Pierre Julien, André Le Berre, président du comité régional des pêches a tenu à saluer toute la grande famille des sauveteurs en mer qui «oeuvrent pour que l'eau salée n'ait pas le goût des larmes», rappelant que le risque zéro n'existait pas et que chaque professionnel de la mer devait montrer l'exemple en portant les équipements de secours qui, chaque année, sauvent un nombre important de vies. Il s'est, par ailleurs, associé à la douleur des familles des marins du Bugaled Breizh, qui attendent que le secret défense soit levé par l'État français.

La lettre des élus

C'est également sur ce naufrage et sur son actualité judiciaire qu'a porté le fond de l'intervention du maire, Joël Piété. Ce dernier a, en effet, donné lecture d'un courrier des élus de l'Ouest Cornouaille à destination du président de la République. Cette lettre, qui doit être expédiée aujourd'hui ou demain, évoque la décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Rennes, mise en délibéré au 27novembre prochain et l'hypothèse, formulée par de nombreux observateurs avisés, de l'abordage du chalutier par un sous-marin. La découverte de la vérité et, et par conséquent, la possibilité pour les familles de faire enfin leur deuil, passe par l'impérieuse nécessité de la levée du secret défense. Les rédacteurs de la lettre souhaitent, par ailleurs, que le président de la République puisse recevoir personnellement les familles. À titre personnel, Joël Piété a témoigné que «la vie des marins mérite que des moyens considérables soient entrepris pour que la vérité éclate», se référant, pour l'exemple, aux importantes ressources déployées par la justice pour les affaires de l'«Angolagate» et des emplois fictifs de la mairie de Paris.

(Lire aussi en page 12)

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