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Douarnenez ville

Mini Fastnet. Des régatiers toujours bien accompagnés

14 juin 2009

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Aujourd'hui, à midi, 76 «Mini» vont faire route vers le mythique rocher du Fastnet. Pour la sécurité de tous les concurrents de cette régate, quatre bateaux accompagneront la flotte et joueront les Saint-Bernard.

Top départ ce midi pour cette nouvelle Mini Fastnet organisée par le Winches-club. Après le prologue d'hier (lire en page voile), tout est fin prêt pour cette régate réputée. Un prologue obligatoire pour tous sauf pour quatre bateaux un peu particuliers: les bateaux accompagnateurs. Ils ne sont pas «Mini», ne font pas 6,50m comme les autres et leurs équipages ne sont pas limités à deux personnes. Ces grands bateaux de croisière sont toujours dans le sillage des plus petits pour assurer toute la sécurité. Et faire de l'assistance si nécessaire.

Une première

Pour Christophe Roussel, cet accompagnement Fastnet sera le premier. C'est d'ailleurs la première fois qu'il vient à Douarnenez, qu'il a découvert grâce à Éric Bauwens, membre du Winches-club. Skipper professionnel, Christophe Roussel arrive tout droit de Sète: «Trois semaines de navigation, dont une partie en solitaire, et environ 1.900 milles pour rejoindre Tréboul». Le tout à bord de «Yo and Co», son ketch de 12m qui, suite à un coup de vent, «s'est couché en passant Gibraltar». Lui aussi a fait le prologue, «mais en baladetranquille». Après, c'est cap sur le Fastnet en suivant au plus près les coureurs. Avec Emmanuel, Jean-Arnaud et Mathieu, il ne se fait pas de soucis et sait qu'ils vont assurer les veilles et les pointages toutes les heures.

Yannick, le vieux routard

Yannick Roussel, qui n'a rien à voir avec Christophe puisqu'ils ne se connaissent pas, est, quant à lui, un vieux briscard de la Mini Fastnet. «C'est la sixième fois que je vais faire le saint-bernard», explique ce skipper professionnel. Depuis le temps, son «Tyzotje» (un Sunshine 36), connaît la route. Jusqu'ici, Yannick Roussel faisait des ronds dans l'eau près du rocher du Fastnet pour le pointage des bateaux. Cette année, grâce au système de positionnement ultra-performant, ce pointage au Fastnet ne sera pas nécessaire. «Les positions de tous les bateaux seront relevées toutes les heures, avec une précision de quelques mètres», confirme Philippe Coatmeur, le directeur de course. Yannick Roussel part avec Laurent, Philippe et Jérôme pour assurer sa mission. Il sait aussi que cette croisière peut réserver quelques surprises mais garde «d'excellents souvenirset des moments très forts.Comme la série des démâtages en moins de douze heures, en 2004, je crois. Nous avons été présents pour trois d'entre eux». Aujourd'hui, il part serein.

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