22 février 2012 - 3 réactions
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En période d'observation jusqu'à la fin mai et placée en redressement judiciaire, l'entreprise LC&I, employant environ 220 personnes en CDI et spécialisée dans l'électronique et les systèmes de communication sécurisée, a fait l'objet, lundi soir, de trois propositions de reprise. Hier matin, la direction a dévoilé au personnel le nom des trois potentiels repreneurs.
Trois industriels
Les trois propositions ont été effectuées par des entreprises de taille très différentes. On retrouve le puissant groupe Eolane (environ 2.500 salariés et 300 M€ de chiffre d'affaires). En lice également, son concurrent et «frère ennemi», le groupe Cofidur (environ 700 salariés et 100 M€ de CA). Enfin, l'entrepriseRoux et Compagnie, installée à Kervignac dans le Morbihan qui compte une centaine de salariés et réalise environ 12 M€ de CA, s'est également mise sur les rangs. «Ces trois repreneurs ont des projets différents mais sont tous les trois des industriels avec lesquels on a l'habitude de parler et pas simplement des fonds d'investissements», notait hier le directeur général du site LC&I, Yves David.
Offres sous réserves
Pour autant, ces trois offres sont sous réserves. «Les trois entreprises conditionnent leur proposition de rachat de LC&I à l'obtention de garanties du plan de charge pour les années à venir», résumait hier Marc Le Meil, représentant CGT au comité d'entreprise. Des garanties attendues surtout auprès de Cassidian (filiale d'EADS); client pour plus de 80 % de LC&I. Pour que les trois repreneurs aient le temps de négocier ces garanties auprès de Cassidian, «afin de lever les réserves et de faire des offres fermes», les administrateurs judiciaires ont accordé jusqu'à la mi-mars. Et c'est «sans doute à la mi-avril que le tribunal de commerce tranchera», estimait hier la direction de LC&I et son comité d'entreprise.
Plan social
Hier, la présence officielle de trois repreneurs était «un peu rassurante»; même si, pour l'instant, les offres de rachat ne sont que conditionnelles. Pour autant, ces trois propositions inquiètent les salariés car elles sont, toutes les trois, assorties d'un plan social «qui concerneraient une quarantaine de personnes». Depuis la mise en redressement, le CE travaille pour qu'EADS - «entreprise financée par l'État» -, fournisse, «pour les années à venir», un plan de charge suffisant permettant de conserver l'activité du site douarneniste. «Les hommes politiques veulent que l'on produise "français"; alors qu'ils agissent en ce sens», résumait hier le CE, qui s'est déjà tourné vers EADS et a «interpelléles candidats à la présidentielle». Sur le site de Lannugat à Douarnenez, rien n'est encore joué.

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