21 mai 2009
L'échec de la dernière réunion a conduit hier matin les salariés d'Asteel, «très remontés», dans les rues de la ville. Et surtout en mairie, pour demander de l'aide aux élus.
«Les salariés sont très remontés et la grève s'étend à pratiquement tout le personnel d'Asteel». Pour Christian Le Floch, délégué du CE, la situation sociale pour les salariés de l'entreprise de Lannugat, «n'est pas bonne».Après l'échec des négociations (Le Télégramme d'hier) et en attendant la prochaine réunion, prévue le 26mai, les salariés de cette entreprise d'électronique et de plasturgie maintiennent la pression et se tournent vers les élus. Le cortège de la manifestation organisé hier, s'est arrêté devant la mairie pour demander audience aux élus. Hier matin, le sénateur-maire Philippe Paul et le président de la communauté de communes, William Boulic ont redit à la délégation rassemblée dans la salle du conseil municipal, leur «volonté de faire quelque chose pour les salariés».
«Les aides doivent revenir aux salariés»
Reprenant ses propos déjà énoncés au dernier conseil municipal (Le Télégramme du 2mai), William Boulic a, de nouveau, été très clair. Il a bien souligné que l'éventuel gel du loyer payé par Asteel à la communauté de communes pour occuper ses locaux de Lannugat, devait «profiter aux salariés licenciés». Interrogé sur les modalités: «Ces 70.000 EUR seront mis au pot des 1,8MEUR du plan social». Même état d'esprit et même exigence pour le sénateur-maire: «Il est hors de question de laisser filer vers l'entreprise une aide qui doit revenir aux salariés. Le gel du loyer n'est pas un cadeau». «Que pouvez vous faire?» Telle est la question clairement posée aux élus hier matin. Sans coup de griffe excessif, un membre de la délégation, a expliqué que «les salariés ont regretté de ne pas voir d'élus sur le site lors des récents mouvements sociaux. On en avait vu beaucoup en 2008, alors qu'il n'y avait qu'une menace de plan social et pas en ce moment alors que les licenciements sont certains». 2008 était, il est vrai, une année d'élections diverses... «Il est difficile de s'inviter comme ça dans des négociations», ont répondu les deux élus... «Vous pouviez être là pour nous soutenir», a simplement commenté le salarié «refusant toute implication politique».
Attendre le 3juin
Toujours est-il que les élus ont rappelé «être solidaires». William Boulic a redétaillé les mesures possibles en faveur des salariés licenciées (emplois aidés, etc.). Tout le problème est que les salariés - et les élus qui veulent agir au cas par cas -, doivent attendre le 3juin prochain pour connaître l'identité des salariés licenciés. Le président de la communauté de communes a également promis de prendre contact avec la direction. Une réunion «en toute franchise et en toute transparence», pour le sénateur-maire Philippe Paul et qualifiée de «très positive» par les salariés: «On vous croit, y'a pas de souci. Il faut continuer». Reste à savoir ce que, dans un cas pareil, les élus peuvent faire.
Lorient ville. Modicom. Les salariés à la sous-préfecture
Quimperlé. L'entreprise a déposé 45 dossiers de préretraite
Brest ville. Messagerie DHL. 95 % de grévistes sur le site brestois
Guingamp. Entremont-Alliance. Soutien aux salariés de Carhaix
Olivier Lemoine. Futur directeur de cabinet
BBC. Brocante, bazar, collection selon Louis Lebot
Téléthon. 150 spectateurs pour lesMouez Port-Rhu
École Saint-Jean. 300 joueurs au loto
Secours populaire. Deux jours bien fréquentés à la braderie
Conseil (suite): les tarifs en hausse
À savoir
Aujourd'hui
Infos services
Chômage. Un témoignage pour se reconstruire
Collège. Atelier BD avec le dessinateur Obion
Prévention des risques naturels. Réunion publique
Ty Plomarc'h. Causerie en breton pour les résidants
Jules-Verne. 180 maternelles du public autour des ballons