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Crozon

Travaux. De l'eau de pluie pour les terrains de football

10 septembre 2009

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Depuis lundi, au complexe sportif, les travaux d'installation du système de récupération des eaux pluviales ont démarré. La commune a, en effet, décidé de s'engager dans une démarche de développement durable.

Le principe est simple: il s'agit d'enterrer deux réserves d'une contenance de 160m³ et de les relier au tuyau d'alimentation appelé «Sprincklers», système d'arrosage automatique enterré sur ces terrains de football en herbe.

Une pression de 7 bars

L'eau de pluie contenue dans ces deux cuves arrive directement du toit du complexe sportif par un système de gouttières qui passe ensuite sous la route qui sépare cet établissement sportif du stade municipal. Si les cuves de récupération sont vides, c'est le réseau d'eau de la ville qui prend le relais. Cette opération a été rendue possible grâce à un disque connecteur mis en place par le maître d'oeuvre, la Suburbaine de Châteaulin. Manoeuvrable manuellement pour éviter tout dysfonctionnement électronique, ce disque évite notamment que les eaux de pluies rejoignent le réseau d'eau potable. Un sur-presseur sous forme de ballon tampon est également installé à la sortie des cuves pour mettre l'eau récupérée sous une pression de sept bars. Yves Dehédin, adjoint au maire chargé des travaux, et Sylvain Robert, directeur des services techniques, souhaitent que cette initiative soit étendue à d'autres bâtiments communaux.

Un système à étendre à d'autres bâtiments

Ce système a déjà fait ses preuves aux services techniques avec l'installation d'un récupérateur de 15m³ qui alimente la station de lavage des véhicules communaux. «Dans un esprit collectif, il est plus éthique d'utiliser l'eau potable à autre chose que le lavage des véhicules ou l'arrosage des pelouses», a précisé Sylvain Robert. Cette démarche a également un impact sur la facture d'eau. Michelle Jégaden, adjointe au maire en charge du développement des ports et des plages, était présente lors de la mise en route de ces travaux. «Je rejoins l'idée qu'il faut étendre ce procédé à d'autres infrastructures communales. Je pense notamment au port où nous pourrions utiliser cette eau de pluie pour le lavage des bateaux».

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