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Opération de déminage. Déjà 35 mines détruites

16 mai 2009

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Le 29janvier 2007 déjà, le groupe de plongeurs-démineurs de la Marine nationale (GPD) de Brest était intervenu plage de l'Aber, suite à la découverte de 15 mines. Lors de leur intervention, ils avaient neutralisé 56 mines antipersonnel. Le 25mars de cette même année, trois mines avaient été mises au jour, puis, six autres le 14mars 2008. Le 28avril 2008, le maire avait demandé à ce que cette plage soit dépolluée. Suite à la découverte de deux nouveaux engins en janvierdernier, cette demande a été activée, sous la forme d'une importante opération de dépollution pyrotechnique, organisée depuis lundi.

Jusqu'à mercredi

Jusqu'à mercredi, sous la responsabilité du capitaine de vaisseau Jean-Michel Arnaud, de la préfecture maritime de Brest, responsable de la cellule Nedex (neutralisation des explosifs), trois démineurs de la pyrotechnie de Saint-Nicolas sont à pied d'oeuvre. Hier, ils avaient déjà neutralisé 35 mines et une partie d'un obus de 155 français. Ces munitions de la Deuxième Guerre mondiale subissent les effets des marées: elles remontent pour s'enfouir ensuite dans le sable. Suivant la hauteur de la mer, elles sont enterrées entre 1m à 1,50m mais aussi à 20cm au plus haut de la plage.

Expertise et destruction

Les démineurs professionnels de la Défense nationale effectuent le travail en deux phases: la première consiste à réaliser une expertise du lieu avec un appareil de détection électromagnétique pour la recherche des échos. Suit la phase proprement dite de dépollution. Dans le cas particulier de l'Aber, il s'agit surtout de mines bondissantes allemandes qui, en explosant, projettent des billes d'acier mortelles dans un rayon de plusieurs centaines de mètres. En premier lieu, les démineurs sortent les munitions à l'aide d'une pelle godet. Transportées et rassemblées sur le sable de la plage, elles sont ensuite détruites. Il est rappelé que toutes les munitions sont dangereuses. En cas de découverte d'un engin suspect, il est demandé de ne pas le déplacer, ni même de le toucher mais de contacter la mairie ou la gendarmerie qui prendront les mesures de protection appropriées.

Contacts Gendarmerie, tél.02.38.27.00.22. Mairie, tél.02.98.27.10.28.

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