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Crozon

Morgat. Robin des Bois demande des analyses

29 avril 2009

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Robin des Bois monte au créneau dans le dossier du désensablement de la plage de Morgat. L'association environnementale demande à la municipalité de restreindre son usage et de publier des analyses bactériologiques.

Les boues de Morgat font toujours des vagues. Un mois et demi après l'extraction de 12.000m³ de sédiments dans les fonds de la cale, suivie de leur dépôt sur l'estran nord de l'anse, Robin des Bois évoque à son tour des concentrations anormalement élevées de métaux lourds et d'hydrocarbure à même de rendre la plage insalubre. «Ces boues proviennent du port de pêche», étaye l'association environnementale sans pour autant fournir de relevés scientifiques. Précisément elle invite la commune (dans un courrier adressé au maire) à «afficher sur les principaux accès (de la plage) les analyses des sédiments» et, le cas échéant, «que des restrictions d'usage» soient appliquées.

Pas de nouvelle analyse avant 2011

Daniel Moysan ne se montre pas hostile à la publication d'analyses. Il se dit même «prêt à en faire tous les jours. Si l'on me donne de l'argent». Plus sérieusement, le maire ne voit pas l'intérêt de faire procéder à de nouveaux prélèvements, «alors qu'un laboratoire agréé n'a pas découvert de concentrations en micropolluants supérieures au référentiel». Il s'en tient donc à l'ordre préfectoral d'une prochaine analyse en 2011.

Tâche avant la saison

De surcroît, la DDA tire un bilan positif de l'opération dans un compte rendu en date du 22avril, reconnaissant que «l'extraction a été correctement réalisée». Mais là non plus, pas de précision sur la composition des boues. «Du sable fin et très fin», corrige Daniel Moysan, rapport du labo toujours sous les yeux. Non loin du feu vert de décembre dernier de la préfecture autorisant un désensablement terrestre annuel jusqu'à fin 2013. Mais ce document réglementaire ne convainc pas du tout Robin des Bois: «Le fait que cette opération soit, selon la mairie de Crozon, légale ne l'empêche pas d'être critiquable, polluante et dénuée de toute adoption du principe de précaution. Des riverains s'interrogent à juste titre sur les risques auxquels seront exposés les enfants, pour qui le sable est un terrain de jeux». Pas du meilleur goût avant la saison. Au moins, la requête d'analyses de Robin des Bois permettrait-elle la transparence.

  • Yann Le Gall
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