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La Pegatina. «À fond, du début à la fin»

7 août 2010

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Pourquoi aller voir la Pegatina aujourd'hui?
Ce qu'on apporte avec nous sur scène, c'est le partage. Notre fil conducteur, c'est animer le public, le voir danser et chanter avec nous: on joue 1h30 à bloc, du début à la fin. Notre musique, c'est la rumba urbaine, une vieille musique catalane, qu'on joue métissée avec des sons urbains. Une musique de fête. Et on adore la scène: cette année, on aura fait 120dates en février et octobre.

Le groupe a été soutenu par la bande de Manu Chao, Gambeat, Che Sudaka. Comment ça s'est fait?
Ce sont un peu les ?grands frères? à Barcelone, où le groupe est né. Ils nous ont vus, ont accroché, tout simplement. Manu a notamment créé un thème pour le groupe, et Che Sudaka a collaboré avec nous pour le deuxième album. Quant à Gambeat, tous les ans, on fait un mois de production avec lui pour préparer le show. Notre façon d'aborder la scène, ça tient beaucoup de lui: c'est tout droit, à fond du début à la fin. C'est efficace!

Vous avez fait le choix d'offrir en téléchargement gratuit, sur votre site internet, vos deux albums. Pourquoi? Est-ce un modèle économique qui fonctionne?
On part du principe que si les gens peuvent nous écouter gratuitement et que ça leur plaît, ils viendront ensuite nous voir en concert. Et s'ils veulent contribuer à la vie du groupe, à la fin de chaque concert on a un stand avec des disques, des tee-shirts à vendre. Et les gens peuvent aussi venir discuter avec nous, parler musique, tout simplement. Le modèle est pas mal, parce qu'il permet de fidéliser le public. En Espagne, j'ai déjà rencontré des mecs qui venaient nous voir à la fin des concerts et disaient ?ça fait sept fois que je vous vois cette année!». Sept fois en un an! Moi j'ai jamais fait ça!

On dit que Barcelone est la meilleure ville pour faire la fête en Europe. Vous confirmez?



C'est vrai qu'il y a énormément de lieux où ça bouge, très différents les uns des autres. Et puis c'est une vraie ville cosmopolite. On n'a pas l'impression d'être en Espagne, car il y a des gens de toute l'Europe, mais aussi pas mal de gens d'Amérique latine. Et puis, il y a le climat: avec la chaleur, les gens vivent davantage dehors, ce qui crée des rencontres, et provoque la fête.


C'est chaud. Dans tous les sens du terme.
 

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