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Crozon

École de musique. La présidente jette l'éponge

19 octobre 2009

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La communauté de communes refusant toujours d'en assurer la gestion, Guylène Barbeoch vient de démissionner de la présidence de l'école de musique, imitée en cela par la secrétaire de l'association.

Au début du mois, Guylène Barbeoch avait adressé à tous les élus municipaux de la Presqu'île un préavis de dissolution de l'école de musique au 31décembre. À moins que la CCPC accepte d'en prendre la gestion. «C'est la solution pour alléger tout ce qui est aujourd'hui à la charge des bénévoles et pour assurer la pérennité de l'école», justifie- t-elle.

Lettre morte

Mais le préavis est resté lettre morte. «Voilà plus de trois semaines que j'ai envoyé ce courrier aux 131 conseillers de la communauté de communes. Personne ne m'a répondu hormis quelques conseillers d'opposition de Crozon. Ça frise le mépris», assure-t-elle. Du coup, après presque neuf années à la présidence, elle décide de démissionner, tout comme la secrétaire de l'association: «Je ne veux pas être considérée comme la fossoyeuse de l'école».

«Gestion trop lourde»

Créée en 1971, l'école associative Kaniri ar Mor comptait 300élèves en juin dernier. Les cours sont assurés par les 14 professeurs, seuls salariés de la structure. Tout le reste est à la charge d'une équipe d'une dizaine de bénévoles. «Aujourd'hui, cette gestion est trop lourde et trop compliquée pour notre équipe. Il n'est pas normal qu'on nous laisse cette responsabilité. Nous devons gérer un budget de 190.000 EUR dont 99.000 EUR proviennent de subventions publiques (la communauté de communes essentiellement ainsi que le conseil général) ainsi que le personnel (les 14enseignants). Il faut aussi connaître les lois sociales, les conventions collectives, les politiques publiques en matière d'enseignement musical», explique encore Guylène Barbeoch.

Vote clair avant l'été

Joint, hier, au téléphone, Daniel Moysan argumente sa position. «Cette question a été présentée en conseil avant l'été. Elle a donné lieu à un vote clair avec 20voix contre et trois abstentions», répète le président de la communauté de communes qui rappelle également que «le centre nautique, avec un budget de 1MEUR, fonctionne très bien avec uniquement des bénévoles». Et il en profite pour quelques mises au point quant à la méthode employée: «La plus élémentaire des politesses serait de prévenir un des plus gros contributaires. Car, officiellement, je ne suis au courant de rien».

Avenir en pointillé

Alors quel avenir pour Kaniri ar Mor? «J'ai de gros doutes sur l'existence d'une école de musique à Crozon dans les années à venir. En tout cas, elle ne peut pas fonctionner sans présidence et personne ne se bouscule aujourd'hui pour la prendre. Aujourd'hui, il semble que la volonté de l'équipe en place soit cependant d'essayer au moins de terminer l'année scolaire», répond encore Guylène Barbeoch.

  • Hervé Corre
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