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Châteaulin

Tri sélectif. Globalement bon mais des réflexes à revoir

5 novembre 2009

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Si le tri sélectif semble être bien appliqué, certaines habitudes ont la peau dure. Reste que, depuis 2005, ces efforts ont entraîné une baisse annuelle de 3% des déchets ménagers collectés à l'échelle de la CCPCP.

Un rapport de 1 à 20. C'est la différence qu'il existe entre le coût de traitement d'une tonne de déchets ménagers et celui d'une tonne de verre. Par traitement, il faut comprendre l'ensemble des étapes que comprend le processus: du financement des contenants au traitement en lui-même (incinération ou tri), en passant par la collecte. D'où la politique, encourageant ces habitudes, menée par la communauté de communes du Pays de Châteaulin et du Porzay. En 2008, cette dernière a perçu 90.000EUR au titre du soutien à l'éco-emballage (*). Une somme qui permet un allégement des charges inhérentes au traitement des déchets (lire ci-dessous). «Contrairement à certaines idées reçues, la communauté de communes ne se fait pas d'argent sur le tri sélectif», précise François Nihouarn, responsable de la question du tri des déchets au sein de la CCPCP.

«De bons réflexes»

La redevance d'enlèvement des ordures ménagères (REOM) s'élevait cette année entre 136EUR (pour une personne seule) et 271EUR (pour une famille de quatre personnes et plus). Le «gros» de cette redevance étant consacré à l'incinération des déchets ménagers (42EUR pour une personne seule, contre 168EUR pour une famille de quatre personnes ou plus). «En termes de tri sélectif, on peut dire que les gens ont, globalement, de bons réflexes», continue François Nihouarn. Reste toutefois certaines petites choses à bien intégrer. En ce qui concerne le plastique notamment. «Pour faire simple, on ne trie que les déchets qui ont une forme de bouteille. Les pots de yaourt, excepté ceux en verre bien sûr, ou les emballages en plastique fin ne rentrent pas encore dans la catégorie des déchets à trier. Pour l'instant, mais cela pourrait changer, il n'existe pas de modèle économique rentable pour ce genre de déchets».

Le boom des déchets verts

Même chose pour les boîtes de conserve. À l'échelle de la CCPCP, et contrairement à ce qui peut se faire au sein d'autres collectivités, elles ne font pas encore l'objet d'un tri sélectif et vont donc directement avec les autres déchets ménagers. «Mais cela, aussi, pourrait changer assez vite», prévient encore François Nihouarn. Enfin, là où d'autres communautés de communes ont fait le choix de mettre les briques alimentaires avec le plastique, celles-ci rentrent, dans le Porzay, dans la catégorie papier. À noter que ce sont, au final, les déchets verts qui représentent la plus grande partie (59%) des apports en déchetterie. Depuis 2003, le volume de ces déchets récupérés sur le territoire a même augmenté de 54%, (+18% pour la seule année 2008). Un parti pris des usagers qui, à 15EUR la tonne, s'avère coûteux pour la collectivité.

* Cotisations reversées par les entreprises aux collectivités en fonction des résultats obtenus par celles-ci en termes de tri sélectif.

  • Thierry Dilasser
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