19 octobre 2009
Samedi, Gaëlle Nicolas, en charge du développement économique à la CCPCP, a fait le point sur la zone de Penn-ar-Roz.
Le président, Claude Bellin, ne cache pas sa contrariété et rappelle le gel de trois hectares (sur les quinze commercialisables) «réquisitionnés» pour les fouilles archéologiques. Des fouilles qui devraient durer entre deux ans et deux ans et demi. De son côté, Gaëlle Nicolas tente de minimiser le contrecoup: «Ces terrains sont situés sur la zone réservée aux artisans. En raison de la crise, ils ne souhaitent pas forcément tous s'installer du jour au lendemain».
Premières ventes en 2010
Depuis mai-juin2008, une vingtaine de porteurs de projets se sont manifestés pour s'installer sur la zone de Penn-ar-Roz. Gaëlle Nicolas refuse de donner le nom de quelque enseigne, mais assure que les premières ventes seront conclues en 2010. Cette dernière n'exclut pas, non plus, que puissent s'installer, aux côtés des artisans et commerçants, des «rental park», «des ensembles immobiliers avec une ligne architecturale unifiée et un parking commun au sein duquel sont regroupées plusieurs enseignes». Et qui dit parking commun, dit économie du foncier. Yves Clabon y voit un danger. «Vous avez choisi la régie comme mode de gestion afin de garder une certaine maîtrise. C'est une bonne chose. En revanche, avec les rental park, on perd cette maîtrise», estime-t-il. «C'est vrai qu'une fois que l'aménageur a construit, il met ce qu'il veut dans son bâtiment. Nous avons moins de contrôle. Mais pour l'instant, rien n'est décidé. Quoi qu'il en soit, le rental park ne s'implanterait pas sur toute la zone», répond Gaëlle Nicolas.
Trop vite en besogne?
À l'heure où l'élaboration du Scot devra bientôt déterminer les axes du développement économique sur le territoire, un élu se demande si on n'est pas allé un peu vite en besogne en créant Penn-ar-Roz. La question a le don d'exaspérer Claude Bellin. «Nous avons piétiné et pataugé quelque peu pour mettre en place cette zone. Mais, nous n'avons rien à regretter. Il ne faut pas attendre l'élaboration de tel ou tel document, sinon le territoire se met en retrait. Un retrait qui peut coûter cher car d'autres en profitent», estime-t-il. Enfin, certains élus de petites communes craignent que la zone ne plombe la vitalité et le développement économique de leurs bourgs. «Penn-ar-Roz est une chance pour la CCPCP. C'est un moyen de renforcer notre zone de chalandise. Ne rien faire aurait été irresponsable. Cette zone ne doit pas être considérée comme antinomique avec d'autres développements, ailleurs. Penn-ar-Roz n'a pas vocation à vider les petites communes de leur commerce et de leur artisanat, et à avoir une position hégémonique», conclut Gaëlle Nicolas.
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