15 septembre 2009
Chez Livbag, la CGT appelle chaque faction à débrayer jeudi, pour réclamer une revalorisation salariale et de meilleures conditions de travail.
Plus de quatre mois se sont écoulés depuis l'annonce, par la direction de l'équipement, d'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant la suppression de 133 des 950 postes que compte l'entreprise. On se souvient qu'avec la mobilisation des salariés, la direction avait fini par adoucir ses intentions initiales, en se contentant d'un plan de départs volontaires, assorti d'une prime de 32.000 EUR pour chaque candidat. Aujourd'hui, où en est-on? «98 dossiers ont été validés et pour ces gens-là, c'est bientôt la quille», explique Pierre Clugery, représentant syndical de la CGT. Pour ceux qui partent, c'est parfois un grand saut dans l'inconnu, vu le contexte économique. Mais pour ceux qui restent, la situation n'est guère plus simple, à écouter la CGT.
«La peur au ventre»
«Alors que la production semble repartir, au fil des réductions d'effectifs, les charges de travail, qu'elles soient physiques ou mentales, sont devenues insoutena
bles», déplore le syndicat. Le recours, depuis cet été et encore aujourd'hui, à une main-d'oeuvre intérimaire «insuffisamment formée, au mépris des règles de sécurité», ne fait, selon la CGT, qu'accentuer le malaise ambiant. «Actuellement, beaucoup de salariés de Livbag se posent la question de leur avenir au sein de l'entreprise. Le climat social à Livbag se dégrade, les salariés viennent travailler avec la peur au ventre», dénonce le syndicat.
0% d'augmentation
L'utilisation de la flexibilité à outrance, le recours généralisé aux horaires décalés, les changements d'équipe imposés au pied levé seraient aujourd'hui le quotidien des salariés. Et c'est dans ce contexte que les négociations annuelles obligatoires (NAO) ont débuté. La direction propose une augmentation des salaires de 1,5%, correspondant à la revalorisation du point IUC. «Autant dire que notre direction nous gratifie d'une généreuse augmentation de 0%», ironise Pierre Clugery. «Inacceptable, alors que nos chers actionnaires et dirigeants du groupe continuent à se sucrer grâce à notre sueur». C'est donc à la fois pour dénoncer les conditions de travail dégradées et les salaires insuffisants que la CGT a déposé ce préavis de grève de 24heures. Le mouvement doit démarrer à 8h, jeudi. La CFDT, elle, ne semble pas décidée à suivre.
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