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Filière bio. Une Amap qui pousse bien

14 août 2011

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L'Amap de Saint-Coulitz est maintenant sur les rails et file bon train. Retour sur une association qui a su s'adapter, élargir son offre et satisfaire ses adhérents.

C'est sur la volonté de Claire Gendron, conseillère municipale à Saint-Coulitz, que l'Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne) est née en septembre2009. Chevillée aux cultures maraîchères bio de Philippe Legall et Gilles Le Goff, à Dinéault, avec qui elle a démarré, la présidente de l'association a su dénicher d'autres artisans pour compléter son offre et rester dans l'esprit des produits bio des producteurs locaux.

Les motivations convergent

Aujourd'hui, les 36 adhérents à l'Amap s'approvisionnent, le mercredi à 18h, dans la salle communale de Saint-Coulitz, mise à leur disposition par la municipalité. Ainsi, chaque semaine, on trouve, dans les paniers, un large choix de légumes, plantes aromatiques, volailles, produits laitiers et, dès septembre, de la viande avec Loïc Karet, artisan boucher, mais aussi maraîcher, de Daoulas: «Je fournis déjà l'Amap de Brest et grâce à ma compagne, qui connaissait Claire, nous offrirons, une fois par mois, à la demande, des caissettes de viandes de 10 ou 15kg». Alors, que ce soit la ferme des Trois vaches, à Ploeven, pour les produits laitiers, l'aviculteur de Lothey ou encore les maraîchers de Dinéault, les motivations semblent converger. «Une Amap est une organisation intéressante pour tout le monde; l'artisan fournit de la qualité sans intermédiaire et le client s'engage pour six mois, ce qui permet de gérer, au mieux, la production».

C'est une philosophie

Côté clients, Anne, une nouvelle Saint-Coulizienne depuis mai, confirme: «Moi ce que je veux, c'est acheter de bons produits à leur vrai prix, et que les producteurs locaux vivent de leur travail». Plus loin, Maryse complète: «Je pense qu'il est important de privilégier le commerce local, c'est une philosophie». Mais, comme le souligne le maraîcher Gilles Le Goff, le succès peut avoir ses revers: «Aujourd'hui, nous sommes dans un régime de croisière. Mais si l'Amap s'étoffe, nous devrons faire des choix; d'abord sur l'étendue et la diversité des cultures avec, pour corollaire, l'embauche de personnels supplémentaires. Seulement, nous ne sommes pas dans une logique expansionniste», prévient-il. En tout cas, ça tourne, à l'Amap de Saint-Coulitz et le marché bio du mercredi au Run ar Puñs, créé il y a presque un an, n'a apparemment pas entamé la détermination des adhérents. Pratique Amap de Saint-Coulitz, Claire Gendron, tél.06.67.78.33.55.

  • Daniel Giraud
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